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Friday, October 30, 2026

Ambiance glaciale à la Maison-Blanche: “Le président réduit de plus en plus son cercle de proches”

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President Donald Trump.
Le président américain Donald Trump. © ANP / EPA

À quelques jours des élections de mi-mandat, prévues mardi prochain, le climat est particulièrement morose à la Maison-Blanche, rapporte le New York Times. S’appuyant sur les témoignages de plus d’une douzaine de personnes proches du pouvoir, le quotidien décrit un président Trump de plus en plus imprévisible, qui resserrerait son cercle de fidèles et s’en prendrait ouvertement à ses détracteurs.

MB, KVDS

Source: NY Times, Reuters, The New Republic, The Economist, HLN

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Donald Trump passe une grande partie de ses journées dans sa salle à manger privée, attenante au Bureau ovale. Il y regarde la télévision, épluche des piles de documents imprimés et d’articles de presse, tout en multipliant les appels téléphoniques. Depuis quelques semaines, un espace y a également été aménagé pour son assistante personnelle, Natalie Harp, surnommée “l’imprimante humaine”, qui travaille désormais à ses côtés plutôt que depuis son bureau habituel.

Natalie Harp. © Photo News

Selon le New York Times, le président s’est de plus en plus isolé ces derniers temps et s’entoure d’un cercle toujours plus restreint, qui ne lui dit que ce qu’il souhaite entendre.

Inquiétude à la Maison-Blanche

À l’approche des élections de mi-mandat, l’inquiétude gagne les couloirs de la Maison-Blanche. De nombreux collaborateurs redoutent les conséquences d’une éventuelle perte du contrôle du Congrès par les républicains, un scénario que les sondages jugent de plus en plus probable. La Chambre des représentants comme le Sénat pourraient basculer dans le camp démocrate. Dans ce climat d’incertitude, les tensions internes s’intensifient et le turnover du personnel s’accélère.

En parallèle, Donald Trump sillonne le pays pour participer à des meetings de soutien aux candidats républicains, où il prononce des discours parfois décousus. Mais sa présence ne fait pas toujours l’unanimité: certains candidats préfèrent désormais prendre leurs distances avec un président dont la popularité reste historiquement faible, selon les enquêtes d’opinion. D’après le suivi réalisé par The Economist et l’institut YouGov, sa cote nette d’approbation est tombée à -27, avec seulement 31 % d’opinions favorables.

En coulisses, plusieurs conseillers ont pourtant prévenu l’entourage de Donald Trump que sa présence pourrait, dans certaines circonscriptions, desservir les candidats républicains. Le président écarte toutefois ces avertissements et continue de s’en prendre avec virulence aux articles de presse qui lui sont défavorables. Le comédien Bill Maher a notamment été la cible de ses attaques après l’avoir critiqué dans son émission.

Bill Maher. © HBO

Furieux après la diffusion de l’émission, Donald Trump a dicté à Natalie Harp un message d’environ 1.300 mots, publié dimanche soir sur sa plateforme Truth Social. Il s’en est violemment pris à Bill Maher: “Tu n’as rien d’innovant, tu es un perdant! Je regardais déjà à peine ton émission, mais désormais, je ne la regarderai plus jamais”, a-t-il lancé.

Des meetings à la chaîne

Ces derniers jours, Donald Trump s’est également vanté auprès de ses proches de continuer à attirer des foules lors de ses meetings. Il n’a pas hésité à se comparer au vice-président JD Vance, qu’il juge bien moins capable de mobiliser le public lorsqu’il est la tête d’affiche d’un événement.

Mais ces déplacements ne se résument pas à une question d’affluence. Les discours parfois décousus de Donald Trump sont de plus en plus souvent perturbés par des manifestants. Le 7 octobre, à San Antonio (Texas), son intervention a été interrompue à près d’une douzaine de reprises par des protestataires criant depuis les gradins. Des scènes similaires se sont produites le 10 octobre à Clarksville (Tennessee), puis le 12 octobre à Youngstown (Ohio). Le 19 octobre, à Park City (Kansas), onze personnes ont été escortées vers la sortie. Le lendemain, à Greenville (Caroline du Nord), cinq manifestants ont été expulsés, avant qu’au moins douze autres ne soient évacués lors d’un meeting à Pendleton, le 21 octobre.

Spectacle et perturbations

D’autres spectateurs assistent également aux meetings de Donald Trump par simple curiosité. Un journaliste de Fox News, chaîne conservatrice généralement favorable au président, en a fait l’expérience lors d’un rassemblement en Caroline du Sud. En interrogeant un homme dans le public, il s’est vu répondre: “Il n’y a rien de tel que de voir une secte de ses propres yeux, mec”, une allusion au massacre de Jonestown, où plus de 900 membres d’une secte avaient trouvé la mort lors d’un suicide collectif en 1978. Pris de court, le journaliste a rapidement mis fin à l’échange.

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De son côté, Donald Trump ne cesse d’affirmer, en public comme en privé, qu’il travaille sans relâche. “Je travaille jusqu’à l’épuisement”, déclarait-il encore au début du mois, lors d’un meeting dans le Tennessee, avant d’exhorter ses partisans à aller voter.

Le président a pourtant dû annuler plusieurs déplacements. Lorsqu’un journaliste de Reuters lui a demandé si ces annulations étaient liées à son état de santé, il a vivement réagi: “Je me sens parfaitement bien”, a-t-il répondu, avant de s’en prendre au reporter. “Tu es répugnant. Reprends-toi. Tu as une tête à faire peur.”

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