Moins d’échevins, moins de conseillers communaux et bientôt… moins de députés ? « Nous devons montrer l’exemple », répond Adrien Dolimont


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Vous voulez réduire le nombre d’échevins et supprimer les élus provinciaux. Faut-il aussi diminuer le nombre de députés wallons ?
Je pense qu’il faut faire un effort à tous les étages. Ce n’est pas dans l’accord de gouvernement, donc je ne vais pas en faire un fait politique. Mais, à titre personnel, je pense qu’on doit pouvoir réduire le nombre de parlementaires. Nous devons montrer l’exemple.
Le Parlement wallon compte 75 députés. Quel serait votre idéal ?
Mon idéal serait 60 députés. Je rêve aussi d’une circonscription régionale pour sortir des sous-localismes. Je proposerais cinq sièges pour cette circonscription, donc 60 députés et cinq supplémentaires. Cela ferait dix sièges de moins qu’aujourd’hui. Mais c’est une position personnelle, pas un accord politique.
Charleroi affiche une dette de 1,1 milliard d’euros. La Région a-t-elle abandonné les grandes villes ?
Non. On ne peut pas accumuler 1,1 milliard de dettes en deux ans. Les grandes villes ont des problèmes structurels, notamment les quatre P : pensions, pompiers, police et pauvreté. Nous avons réglé le problème des pompiers. Pour les pensions, nous avons décidé d’un mécanisme permettant d’en lisser la charge à long terme. Sur la police, le fédéral travaille aussi à une nouvelle norme.
La suppression des provinces pourrait-elle permettre de réorienter des moyens vers les grandes villes ?
C’est assez logique. Cette simplification institutionnelle doit permettre de dégager des solutions structurelles pour les villes et la supracommunalité. Mais il ne faut pas croire qu’elle produira des économies à court terme. Les prêts accordés aux villes lors de la précédente législature ne les ont pas aidées structurellement. Ils les ont davantage endettées.
Les finances publiques sont sous pression à tous les niveaux. Il existe deux voies : augmenter les taxes ou diminuer les coûts de structure en améliorant l’efficacité des institutions. Je privilégie la seconde
En bout de chaîne, les communes vont-elles devoir augmenter leurs taxes ?
Je ne les invite pas à le faire. Les finances publiques sont sous pression à tous les niveaux. Il existe deux voies : augmenter les taxes ou diminuer les coûts de structure en améliorant l’efficacité des institutions. Je privilégie la seconde. L’intégration des CPAS dans les administrations communales constitue notamment un outil.
Vous envisagez également des fusions de communes ?
J’en suis certain : à terme, la fusion des communes est inéluctable. Le service public et les relations entre les citoyens et leur administration communale vont changer dans les vingt prochaines années. Plus tôt nous serons prêts à mener ces discussions, moins nous subirons ces évolutions.
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