Ajout à la liste des projets d’intérêt national | L’oléoduc de l’Alberta mis sur la voie rapide

(Ottawa) Le projet d’oléoduc vers la Colombie-Britannique est officiellement inscrit sur la liste des projets d’intérêt national. Le premier ministre Mark Carney et son homologue de l’Alberta, Danielle Smith, en ont fait l’annonce jeudi à Fort McMurray, cœur des sables bitumineux. Cette désignation signifie que l’oléoduc, désormais nommé Pacific Link, bénéficiera d’un traitement accéléré.
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« C’est une toute nouvelle façon de bâtir un Canada qui fonctionne », a déclaré le premier ministre Carney moins d’un an après la signature de l’entente de principe avec l’Alberta qui a ouvert la voie à la concrétisation de ce pipeline.
Le Bureau des grands projets aura donc jusqu’au 1er septembre 2027, après avoir complété le processus d’évaluation et de consultation, pour imposer ses conditions pour protéger entourant la propriété du projet, ses avantages, la protection de l’environnement, le recrutement d’employés locaux, l’octroi des contrats et sa supervision.
« Le Canada a une occasion qui ne se présente qu’une fois en l’espace d’une génération de devenir une superpuissance énergétique dans le monde », a déclaré le premier ministre Carney par communiqué.
Le projet connu sous l’appellation d’oléoduc de la côte ouest change de nom pour devenir Pacific Link. Le pipeline de 1200 km acheminera plus d’un million de barils de pétrole par jour de la petite localité albertaine de Bruderheim, située à environ 60 kilomètres au nord-est d’Edmonton, à un port en eaux profondes de la côte sud-ouest de la Colombie-Britannique, capable d’accueillir des superpétroliers.
La majeure partie de la facture sera assumée par les contribuables, puisque le projet est mené par un consortium formé de la Corporation Trans Mountain, une société d’État fédérale, le gouvernement albertain et l’entreprise Pembina Pipeline Corporation, dont la participation se limitera à 10 % pour la construction.
Les Premières Nations pourront avoir une participation de 10 % qui sera financée par l’entremise du programme de garantie de prêts pour les Autochtones.
Le tracé final demeure à être déterminé en consultation avec les Premières Nations touchées, mais il doit suivre celui de l’oléoduc Trans Mountain.
Le Bureau des grands projets doit agir comme un guichet unique afin que l’évaluation environnementale effectuée par la Régie de l’énergie du Canada et les consultations auprès des communautés autochtones et du reste de la population se fassent en concurrence.
Cette annonce survient un peu plus de deux semaines avant le référendum en Alberta. Les électeurs devront décider le 19 octobre s’ils souhaitent demeurer dans la fédération canadienne ou s’ils préfèrent tenir un autre référendum pour se séparer du Canada.
L’exploitation du pétrole des sables bitumineux est un enjeu délicat dans cette province. Le gouvernement de Danielle Smith s’est plaint à de multiples reprises que le gouvernement fédéral sous Justin Trudeau l’empêchait de développer ses ressources naturelles en raison de ses lois pour protéger l’environnement et réduire les émissions de gaz à effet de serre.
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