Parcs Canada prévoit de supprimer 500 emplois à temps plein

Parcs Canada a confirmé, jeudi, qu’elle prévoyait de supprimer l’équivalent de 500 postes à temps plein à travers le pays, dans le cadre de ce qu’elle qualifie d’« ajustement des effectifs ». Le syndicat dénonce une décision « absolument décevante ».
L’agence fédérale responsable de la gestion des parcs nationaux a pris cette mesure après qu’Ottawa eut décidé de réduire son financement de 145 millions de dollars au cours des trois prochaines années.
Ainsi, des programmes seront revus à la baisse ou supprimés, tout comme des postes nécessaires à la mise en œuvre de certains programmes et services.
Andrew Campbell, président-directeur général par intérim de Parcs Canada, explique qu’un grand nombre d’employés en avaient été informés afin que beaucoup d’entre eux aient la possibilité de quitter l’agence de leur plein gré.
Les réductions d’effectifs seront mises en œuvre au cours des prochains mois, mais le calendrier précis n’est pas encore défini.
Nous avons utilisé, et continuons d’utiliser, tous les moyens à notre disposition pour réduire au minimum le nombre de membres de l’équipe qui pourraient être contraintes de quitter l’agence
, a affirmé Andrew Campbell.
Dans une lettre transmise aux employés en juin dernier, il a expliqué que, compte tenu de l’ampleur des économies requises
, l’attrition seule, ou la réduction naturelle de l'effectif d'un organisme, ne suffirait pas à atteindre [ces] objectifs
.
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Que signifie employé concerné
?
Précisément, 2917 employés ont été informés cette semaine de la menace qui pèse sur leur emploi, selon une note de service qui leur a été adressée.
Une lettre indiquant qu’un employé est concerné
ne signifie pas nécessairement un licenciement. Elle peut indiquer qu’un poste n’est plus nécessaire en raison d’un manque de travail, qu’il est supprimé, modifié ou qu’il fera l’objet d’une délocalisation.
Les membres du personnel concernés
pourraient être réaffectés en fonction des postes vacants, ou recevoir une lettre de départ volontaire
, ce qui signifie qu’ils seront licenciés.
Les personnes licenciées bénéficient de droits en vertu de la convention collective conclue entre Parcs Canada et l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), tels que la possibilité d’échanger leur poste avec un employé non concerné qui est disposé à partir.
Une décision décevante et frustrante
Krysty Thomas, vice-présidente régionale de l’AFPC pour les Prairies, dénonce ces suppressions imminentes de postes.
Alors que le gouvernement fédéral encourage davantage de Canadiens à visiter les parcs, il doit s’assurer que ceux-ci disposent du personnel et des ressources nécessaires pour les accueillir en toute sécurité
, dit-elle.
Affirmer aujourd’hui que votre travail n’est pas essentiel à la pérennité de ces parcs est absolument décevant et frustrant, et cela engendre beaucoup d’incertitude
, ajoute-t-elle.
Plus d'incertitude pour les employés de Jasper
Par ailleurs, selon Krysty Thomas, l'incertitude que provoque cette situation est exacerbée chez les quelque 375 employés de Parcs Canada qui travaillent à la reconstruction de Jasper après l’incendie de forêt dévastateur de l’été 2024.
Ces employés ont déjà connu d’énormes difficultés à la suite des feux de forêt qui ont ravagé Jasper et Waterton
, fait-elle savoir, faisant également référence au feu de forêt survenu en 2017 dans le parc national des Lacs-Waterton.
Ils continuent à contribuer à la reconstruction de notre communauté et, aujourd’hui, ils s’inquiètent pour la sécurité de leur propre emploi
, poursuit Mme Thomas.
Dans un courriel, un porte-parole de Parcs Canada a indiqué que, au cours des prochaines semaines, des décisions seront prises concernant tous les postes faisant l’objet d’une évaluation
.
Il précise que de plus amples informations sur les répercussions de ces mesures sur l’unité de gestion de Jasper seraient communiquées dès que possible.
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