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Wednesday, October 7, 2026

Maïté Blanchette Vézina nommée leader parlementaire pour le Parti conservateur

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Éric Duhaime ne veut pas perdre de temps. À peine élu à l'Assemblée nationale lundi, le chef conservateur a déjà annoncé que c’est Maïté Blanchette Vézina qui aura la tâche de mener ses troupes au Salon bleu, et en dehors.

Une des seules élues conservatrices à avoir de l’expérience parlementaire, Mme Blanchette Vézina aura également comme tâche de négocier avec les autres leaders des formations politiques pour établir les temps de parole, les commissions, les budgets, etc…, a énuméré M. Duhaime.

C’est elle qui a ouvert les portes de l’Assemblée nationale au Parti conservateur au cours des derniers mois, a rappelé Éric Duhaime. En mars dernier, Mme Blanchette Vézina, députée indépendante après avoir été ministre pour la Coalition avenir Québec (CAQ), avait en effet fait le saut chez les conservateurs.

C’est la plus expérimentée de notre caucus. Elle va être excellente pour occuper cette fonction-là.

Comme l’avait laissé entendre le chef conservateur, Maïté Blanchette Vézina aura un rôle de personne-ressource pour les nouveaux députés, qui débarquent pour la plupart sans expérience parlementaire, voire sans expérience politique, tout court.

On a tous envie que ça se passe bien, a dit la principale intéressée, qui accompagnait son chef mercredi. Je serai là pour aider nos collègues.

Je fais de la politique depuis toujours. Mais être élu, c’est une autre paire de manches, a reconnu M. Duhaime. Moi aussi, j’ai des croûtes à manger. Moi aussi, j’ai des choses à apprendre. C’est normal.

Éric Duhaime (à gauche) et Maïté Blanchette Vézina (à droite)

Éric Duhaime et Maïté Blanchette Vézina en point de presse mercredi à l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le défi de la cohésion

Éric Duhaime le sait : recevoir la confiance des électeurs, c’est une chose. La conserver, c'en est une autre.

Pour preuve, le sort réservé à l’Action démocratique du Québec (ADQ), propulsée à l’opposition officielle en 2007, avant de subir une raclée électorale quelque temps plus tard. M. Duhaime connaît bien cette histoire, pour avoir été conseiller politique de Mario Dumont à l’époque.

Il y a beaucoup de similitudes entre l’ADQ de 2007 et ce qui se passe avec le Parti conservateur aujourd’hui, en termes d'idées, notamment, a dit Éric Duhaime, en anglais.

Mais il y a aussi des différences. On a grandi, a-t-il ajouté. On est 20 ans plus vieux, plus expérimentés.

Qu’à cela ne tienne, M. Duhaime reconnaît le défi de professionnaliser son équipe de députés. On est là pour construire, pour proposer une nouvelle vision pour le Québec, et mettre en question le modèle bureaucratique du Québec.

Des journalistes lui ont rappelé les déclarations passées de certains de ses candidats – sur la vaccination ou l’avortement, notamment. Des propos qui datent, a répondu le chef conservateur. Je note que, pendant la campagne électorale, nos députés, nos candidats, ont été très disciplinés, a-t-il ajouté.

Mais compte-t-il imposer la ligne de parti? On valorise beaucoup la liberté d’expression, a-t-il dit, ajoutant que celle-ci allait s’exprimer à l’intérieur du caucus de façon quotidienne. Mais à l’extérieur? Quand on va avoir pris une direction, on va jouer en équipe, a répondu le chef conservateur.

Si on veut gagner, il va falloir gagner en équipe.

Si l’équipe manque de cohésion, l’équipe va se faire compter des buts inutilement, a-t-il dit, filant la métaphore sportive.

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