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Sunday, September 13, 2026

«Inquiétude» des Brics: le conflit au Moyen-Orient au cœur du sommet, Modi préserve une fragile unité

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La situation au Moyen-Orient s’est invitée au sommet des Brics. Plusieurs membres de cette organisation qui rassemble des économies émergentes de la planète sont parties prenantes au conflit, comme l’Iran et les Émirats arabes unis. Le sujet a été abordé et mentionné dans la déclaration commune entre dirigeants, en restant très flou. Comme un signe du grand écart entre les membres de l’organisation sur le sujet.

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La presse indienne proche du pouvoir souligne les efforts diplomatiques du pays pour préserver une unité, au moins sur le sujet impossible à éviter : la guerre au Moyen-Orient. « Inquiétude », « appel à la retenue maximale », une position commune floue, sans nommer directement de pays ni condamner les attaques unilatérales comme cela avait été à un moment évoqué ici, explique notre envoyé spécial à New Delhi, Nicolas Rocca.

En 2025, les Brics avaient explicitement condamné les frappes militaires américano-israéliennes contre l’Iran. Cette fois, il a fallu trouver des mots acceptables pour les Émirats arabes unis, qui ont suspendu leurs échanges vers Téhéran en août, après avoir été ciblés durant des mois par des milliers de frappes de missiles et de drones iraniens.

Une discussion a eu lieu entre le prince héritier d’Abu Dhabi et le président iranien Massoud Pezeshkian. Pas de mention du conflit au Yémen où l’Iran, soutien des Houthis, et l’Arabie saoudite, pays au statut très ambigu dans les Brics, s’affrontent indirectement.

En revanche, la poursuite du blocage et des bombardements israéliens sur Gaza, la colonisation de la Cisjordanie occupée et l’occupation de Jérusalem-Est, sont abordées dans plusieurs points, tout en rappelant les principes du droit international. Sans aucune mention en revanche du conflit en Ukraine.

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Succès diplomatique pour Modi

La présence de Xi Jinping au sommet est une réussite en soi pour le Premier ministre indien, alors que les relations dégradées avec Pékin perturbent les Brics depuis de nombreuses années. De cette rencontre bilatérale, on retient une volonté commune d’apaiser les tensions, sans annonce concrète.

Un autre succès pour l’Inde, souligné par les médias de la droite indienne proche du pouvoir : la mention d’une condamnation des attaques terroristes au Cachemire indien que New Delhi attribue au Pakistan. Islamabad, allié militaire de Pékin, est officiellement candidat à l’accession au Brics depuis 2023, sans succès pour l’instant.

L’expansion des Brics est poussée par Moscou et Pékin qui voient l’organisation comme un contrepoids à la domination américaine. Mais l’Inde préfère préserver ses relations avec les États-Unis. Parmi les nations intéressées : le Nigeria et l’Ouganda, la Malaisie ou encore le Vietnam et les Philippines.

Ce dimanche 13 septembre, les dirigeants des pays membres des Brics ont planché sur les moyens de promouvoir une « croissance économique mondiale inclusive », au deuxième et dernier jour de leur sommet dans la capitale indienne New Delhi.

Sommet des Brics: l'épineux sujet de la dédollarisation

Les discussions portant sur la dédollarisation avancent, mais de façon pragmatique, sans précipitation. Le dossier a trouvé une forte résonance dans les délégations africaines. 

« C'est la réalité du terrain. Qu'il s'agisse du Zimbabwe, du Kenya ou de l'Égypte, vous avez un pont à bâtir. Vous empruntez en dollar, explique Ayanda Holo, président de TV BRICS Africa à notre correspondant à New Delhi, Abdoollah Earally. Deux jours plus tard, la seule variation du taux de change alourdit votre dette. Ce différentiel est un risque majeur. C'est un véritable boulet pour nos économies émergentes. »

Plus qu'une guerre idéologique contre le dollar, il s’agit de neutraliser un risque de change permanent. Exemple concret entre pays voisins : « Rien ne justifie que l'aide de l'Afrique du Sud au Mozambique se fasse en dollar. Vous avez vos méticais, nous avons nos rands. Nous pouvons nous entraider sans nous mettre en danger. C'est une atténuation des risques, bien plus qu'une dédollarisation. »

À New Delhi, la diplomatie indienne a plaidé pour des solutions alternatives. « Nous pensons que le règlement en monnaies locales est un mécanisme pratique pour réduire les coûts de transaction dans le commerce bilatéral. C'est un outil complémentaire aux systèmes de paiement mondiaux existants, conçu pour fluidifier le commerce entre les nations », indique Sudhakar Dalela, secrétaire aux relations économiques au ministère indien des Affaires étrangères.

Selon la diplomatie indienne, il n'existe aucune proposition, à l'heure actuelle, pour la création d'une monnaie des Brics. 

01:19

Sommet des Brics en Inde: la question de la dédollarisation

Abdoollah Earally

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