La Louvière : des milliers de personnes en visite à la caserne des pompiers

"Ça te dit de monter dans le camion ?" Le véhicule fait partie des attractions phares. Cameron et son frère, habillés en pompiers de la tête aux pieds, ne se font pas prier pour grimper à l’intérieur. C’est surtout le plus jeune qui rêve de devenir un homme du feu. "Moi maintenant je préfère devenir militaire", précise l’aîné.
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Ils passent d’un stand à l’autre, en sautillant. "Ici, on montre le matériel, comme les haches, les tuyaux, les outils…" Un peu plus loin, un petit bonhomme s’essaie au massage cardiaque, guidé par un urgentiste. Les parents sont très fiers car il s’en sort "comme un chef. Et il n’a que 4 ans. Peut-être une vocation ? On verra…"
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Elles trois, elles l’ont, la vocation. Nessa, Noémie et Alessia font leurs études à l’Institut Sainte-Thérèse, option AMDPS ("Aspirant·e aux métiers de la Défense, de la Prévention et de la Sécurité"). Noémie aimerait intégrer une caserne, dans quelques mois. "Depuis que je suis petite, j’en ai envie ! Le fait de sauver des vies, avoir un métier à risques, voir des gens heureux lorsqu’on arrive les aider".
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Cette utilité sociale, c’est son moteur, ce qui la fait vibrer. Son entourage la soutient dans ce projet de vie. Alessia a parfois plus de mal à faire passer l’idée. "On me dit que je suis folle de me diriger vers un métier pareil ! Aller dans les flammes, être au contact de personnes gravement blessées, mortes peut-être !" Elle ne se laisse pas démonter. Qu’importe ce qu’on peut lui dire, Alessia s’imagine bien travailler en ambulance, ou même aller combattre les flammes.
"Nous sommes pas mal de filles dans notre option", poursuit Nessa. Moi je trouve que c’est un métier super beau, plein d’adrénaline, de cohésion. J’aime le côté 'aide aux civils', la coopération au sein des équipes, les soins médicaux…" Bien sûr, elles ont entendu parler des difficultés inhérentes aux métiers de secours. Fatigue physique et morale, horaires décalés, manques d’effectifs ou de matériel.
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Ces derniers mois, des grèves ont éclaté dans plusieurs zones de secours. Mais cela ne les décourage pas. "Les horaires sont lourds, mais il y a aussi plusieurs jours de récupération après 24 heures de garde", avance Nessa. "Il faut être prêt physiquement et psychologiquement, c’est sûr" continue Noémie, "mais c’est le métier que je veux faire, vraiment. Cela ne me décourage pas". "En fait, on cherche un métier qui nous touche au cœur", conclut Alessia. "Il faut savoir se réveiller le matin en se disant 'je vais faire un métier que j’aime'".
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Voir autant de monde à la caserne, des tout-petits, de jeunes recrues, ça met du baume au cœur, nous confie le sapeur Michael Vranckx. Aujourd’hui, son but est de mettre des étoiles dans les yeux des visiteurs. "Bien sûr, on a des soucis dans le métier, mais aujourd’hui, je préfère évoquer les beaux côtés du métier. Le mettre en avant, autrement qu’en allant manifester en rue". Tout en équipant des enfants comme de vrais petits pompiers, il nous dit avoir "toujours le feu sacré. Et je pense que je l’aurai jusqu’à la fin de ma carrière".
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Les portes-ouvertes se déroulent jusque dimanche soir. Les années précédentes, selon les organisateurs, l'événement a attiré entre 7.500 et 10.000 visiteurs sur le week-end.
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