Hausse du prix du minerval : le MR ne fera pas marche arrière, mais "des évaluations et amendements" restent possibles pour Les Engagés

Depuis la rentrée 2026, suivre des études dans l’enseignement supérieur coûte plus cher. Désormais, un minerval coûtera 1194 € maximum pour un peu plus d’un élève sur deux en Fédération Wallonie-Bruxelles. Toutefois, "je rassure les boursiers, le taux 0 et la bourse existent toujours, on n’a rien changé. On a gardé le premier palier intermédiaire de 375 €, 835 € devient le deuxième palier intermédiaire, et puis il y a 1200 €. Pour les familles qui ont plusieurs enfants, ça entre en compte dans le calcul", précise la cheffe de groupe MR en Fédération Wallonie-Bruxelles, Diana Nikolic.
Mais payer 1194 € est-il démesuré ? Si l’on compare avec le prix du minerval flamand, on constate en tout cas que les montants sont similaires. Dans le nord du pays, un étudiant qui n’a pas besoin d’aide paie 1181 €.
"On peut débattre pendant longtemps de s’il fallait augmenter ou pas le prix du minerval, comparer avec d’autres pays. Ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que nous sommes passés d’études qui coûtaient 800 € à 1200 €. D’études dont le minerval coûtait parfois 300 € à 1200 €. Même des études dont le minerval coûtait 200 € à 1200 €. Comment expliquer que l’on rajoute 1000 € à des élèves pour faire des études souvent dans des métiers en pénurie ?", questionne Thomas Pierzchlewicz, l’administrateur du CEF, le Comité des étudiants francophones.
"On comprend l’augmentation, que l’on remette le prix du minerval en Fédération Wallonie-Bruxelles au même niveau que celui de la Flandre. Mais c’est quand même injuste de savoir que certains ont pu étudier en payant beaucoup moins cher que les prochains parce qu’on n’a pas augmenté les prix au fur et à mesure. Ce n’est pas à nous d’en subir les conséquences", estime Luna, une élève de cinquième année secondaire à Liège.
"Oui c’est injuste", répond Diana Nikolic. "Vous êtes victimes d’une vision à court terme de responsables politiques qui ont décidé en Fédération Wallonie-Bruxelles en 2013 – et ce n’était pas le MR – de ne plus indexer (le prix du minerval, ndlr) chaque année comme l’a fait la Flandre. Donc oui, on doit rattraper parce que tout le reste a augmenté". Selon elle, au-delà des augmentations de salaire, un étudiant dans le supérieur coûte aujourd’hui jusqu’à dix fois plus à la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour le MR, il n’y a pas de marche arrière possible
Diana Nikolic, la cheffe de groupe MR en Fédération Wallonie-Bruxelles
"L’accès à l’enseignement est aussi l’accès à un enseignement de qualité, il faut aussi que ça reste finançable. Pour le MR, il n’y a pas de marche arrière possible. C’est une question de responsabilité et que le système reste soutenable pour les générations à venir", ajoute-t-elle. "1200 € pour une année à l’université, est-ce que vous savez que des parents paient parfois ça pour un mois en crèche pour leur enfant ? Il faut savoir remettre les choses en perspective".
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