Guerre en Ukraine : la frappe russe sur des bus à Kramatorsk "ne restera pas sans réponse", dit Zelensky

La veille, des frappes russes avaient déjà fait 30 morts dans tout le pays, dont 22 dans un même immeuble d'habitation à Prylouky (nord), éventré par un missile. Une nette escalade dans les bombardements russes depuis l'été éclipse les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine déclenchée en 2022 par la Russie. Le déplacement en septembre à Kiev et à Moscou des émissaires de Donald Trump pour relancer des négociations n'a pour l'heure débouché sur aucune avancée.
A cet égard, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a jugé jeudi "l'impasse" actuelle dans le conflit "très dangereuse".
Dans la matinée, une bombe planante russe a touché dans une rue de Kramatorsk deux bus en service et un immeuble résidentiel, ont dit les autorités. Le dernier bilan des autorités de 30 morts et 18 blessés risque de s'alourdir, a prévenu Volodymyr Zelensky, selon lequel "les médecins se battent en ce moment pour sauver des vies".
Le chef de l’État ukrainien a promis que cette attaque ne resterait "pas sans réponse" et accusé la Russie de tenter de "détruire toute vie dans le Donbass", le grand bassin minier de l'est de l'Ukraine dont Moscou revendique l'annexion sans en contrôler l'intégralité.
Les bombardements russes ont aussi fait trois morts dans le village de Bilenke, près de Kramatorsk, où un corps a été retrouvé dans les décombres d'une maison, ont dit les services de secours. Le gouverneur régional, Vadym Filachkine, a annoncé la suspension des transports publics à Kramatorsk et dans la ville voisine de Sloviansk à la suite de la "nette détérioration de la situation sécuritaire".
Des images diffusées par le parquet ukrainien montrent un bus calciné et des corps floutés gisant au sol.
Le parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "crime de guerre".
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