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Monday, October 12, 2026

Renvoyé par Musk, le patron d’Amazon Leo promet son Internet par satellite cette année

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Amazon Leo fabrique 27 satellites en une semaine, contre six mois au départ, mais son compteur en orbite reste bloqué à 396 depuis juillet.

Renvoyé de Starlink par Elon Musk il y a huit ans, Rajeev Badyal dirige aujourd’hui Amazon Leo, qui vient de fabriquer son millième satellite à Kirkland, dans l’État de Washington. Il avait fallu six mois pour assembler les 27 premiers, l’usine peut désormais en produire 27 par semaine. Mais seuls 396 volent, et ce compteur n’a pas bougé depuis début juillet.

Rajeev Badyal a expliqué être à « quelques semaines » d’un lancement sur Vulcan dans un échange avec Ars Technica. Le responsable, renvoyé par Elon Musk il y a huit ans, ajoute que cela sera suivi d’un vol Arianespace et d’au moins un autre Vulcan d’ici la fin de l’année.

Amazon a réparti ses lancements entre quatre fournisseurs (ULA, Blue Origin, Arianespace et SpaceX), et deux d’entre eux ont eu des ennuis. La fusée Vulcan d’ULA a été immobilisée par un défaut de tuyère, la pièce qui expulse les gaz du moteur, que Badyal dit aujourd’hui corrigé. Quant à New Glenn, la fusée de Blue Origin, elle a explosé sur son pas de tir en mai. Si le prochain lancement est attendu dans quelques semaines, Amazon ne s’engage que sur l’année pour le service lui-même.

« Le plan est de lancer le service initial en 2026 », explique Chris Weber, responsable de l’activité commerciale, en ajoutant qu’il reste à amener les satellites déjà en orbite à leur position finale.

Une usine calée sur des lancements qui tardent

L’usine règle sa cadence sur le calendrier des lancements. Son directeur de production, Paul Palcisco, dit vouloir « ne jamais avoir une fusée sans satellites déjà prêts ». C’est aujourd’hui l’inverse. Amazon a transformé en quinze mois, à partir de fin 2022, un bâtiment vide d’environ 15 800 m², fabrique elle-même sa propulsion et affirme avoir ramené à quelques heures des essais qui prenaient des jours, voire des semaines.

Côté performances, Amazon avance 1 Gbit/s en réception et 400 Mbit/s en émission, contre environ 350 et 40 pour Starlink : « 3 fois » plus en réception, « 8 à 10 fois » en émission. Toutefois, ces chiffres encourageants sont ceux de son antenne Leo Ultra, destinée aux entreprises et aux gouvernements. Pour le grand public, la firme promet « de loin le meilleur rapport qualité-prix », sans tarif ni date à notre connaissance.

Ce que le retard coûte à Amazon auprès de la FCC

Le retard a un coût réglementaire. Amazon devait avoir 1 616 satellites en orbite au 30 juillet, soit la moitié de sa première constellation de 3 232. Avec 396, elle n’en est pas au quart. Le régulateur américain a renoncé à l’échéance, mais a retiré la priorité sur les fréquences Ka et Ku aux satellites lancés après cette date : ils ne doivent pas gêner Starlink. Cette priorité peut revenir dès octobre 2027 si Amazon prouve qu’elle a construit le matériel et réservé les lancements.

À lire aussi : Trop de satellites en orbite : les collisions dans l’espace risquent de se multiplier, alerte l’Europe

L’Europe est déjà dans le dispositif : Ariane 6 figure parmi les fusées retenues, et la France a donné son feu vert au service. Amazon prépare aussi la suite, avec une deuxième génération de satellites en conception et une demande à la FCC pour une constellation destinée à connecter directement les smartphones.

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