Une gifle lors d’une interpellation policière à Nivelles : le bourgmestre demande des explications, le parquet ouvre une enquête

La scène interpelle. Sur l’extrait vidéo, une femme menottée se trouve devant l’entrée d’un véhicule de police. Plusieurs policiers sont présents autour d’elle. Alors qu’elle ne monte pas immédiatement dans le fourgon, une policière lui demande de prendre place à l’intérieur.
Quelques instants plus tard, alors qu’elle se trouve toujours à proximité de l’entrée du véhicule, la policière lui porte une gifle au visage avant de la pousser à l’intérieur du fourgon.
La vidéo ne permet toutefois pas, à elle seule, de connaître les circonstances qui ont précédé la séquence. La date exacte des faits reste également à déterminer.
"À mon avis, ce n’est pas justifié"
Contacté après la diffusion de l’extrait, le bourgmestre de Nivelles, Bernard De Ro, indique avoir pris contact avec les services de police. Une enquête interne est en cours. L’objectif est notamment de déterminer précisément ce qui s’est passé lors de cette intervention et de comprendre les circonstances dans lesquelles le geste de la policière est intervenu.
À la vue des images, le bourgmestre porte déjà un premier regard critique sur la scène. "À mon avis, ce n’est pas justifié", estime-t-il à propos de la réaction de la policière visible dans l’extrait.
Le parquet ouvre une enquête
Le parquet du Brabant wallon s’est aussi saisi du dossier et a confirmé ce lundi l’ouverture d’une enquête judiciaire. "Un service de police était intervenu initialement dans le cadre d’un accident de la circulation, les parties impliquées ne parvenant pas à s’entendre pour la rédaction d’un constat amiable", a expliqué le ministère public. "Outre les constatations relatives à l’accident, les policiers impliqués ont ouvert un procès-verbal pour des faits de rébellion. La séquence filmée se situerait à la fin d’une scène de rébellion de deux personnes présentes sur les lieux de l’accident", a-t-il ajouté.
L’enquête devra établir le déroulement précis des faits afin de déterminer "dans quelles circonstances les violences ont été commises par rapport à une personne qui ne semblait pas représenter une menace à cet instant précis".
Le parquet annonce qu’il communiquera davantage lorsque l’enquête sera terminée. "Une enquête qui débute sur les réseaux sociaux n’est pas de nature à favoriser le travail d’investigation. Il est recommandé que toute personne s’estimant victime ou témoin de violences policières s’adresse au Comité P, organe indépendant habilité à recueillir ce type de plainte", a conclu le procureur du Roi.
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