Pas de «poudre magique» dans le cadre financier du PLQ
S’il prend le pouvoir le 5 octobre, le Parti libéral du Québec (PLQ) compte annuler les mesures caquistes sur le remboursement de la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs et rétablir la TVQ sur certains produits d’épicerie.
Le parti de Charles Milliard — dont le visage apparaît désormais sur l’autocar de campagne — a déposé dimanche un cadre financier qui prévoit un sérieux coup de frein dans les dépenses de l’État, dont la croissance serait limitée à 1 % de 2028 à 2030.
« Je n’ai pas peur du tout du mot austérité, parce que ce n’est pas qu’on propose », s’est défendu dimanche M. Milliard. Il a ajouté que son parti prône « un retour à un réalisme économique », à la suite d’un gouvernement caquiste « qui a plombé les finances publiques dans les dernières années, qui a augmenté le service de la dette ».
M. Milliard a comparé son cadre financier à celui des autres partis. « C’est le plus réaliste, le plus pragmatique, c’est celui qui n’a pas de poudre magique », a-t-il jugé.
Effacer des annonces caquistes
Sur le plan des revenus, le PLQ mise sur la fin du remboursement de la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs, tel que l’a annoncé la première ministre, Christine Fréchette, en avril.
Il compte aussi reculer sur l’abolition de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur certains produits d’épicerie. Dès 2027-2028, les libéraux estiment pouvoir ainsi récolter 243 millions par année, conformément aux chiffres avancés par la Coalition avenir Québec (CAQ).
S’il prend le pouvoir, le PLQ veut donner un coup de frein dans les dépenses des ministères. De 3,5 % en 2026-2027, la croissance des dépenses passerait à 2,6 % l’année suivante, puis à 1 % en 2028-2029 et en 2029-2030, avant de remonter à 3,1 % l’année suivante. Le PLQ vise l’atteinte de l’équilibre budgétaire en 2029-2030.
« Il n’y aura aucune coupe de services en santé, en éducation et en culture », a déclaré M. Milliard. Ailleurs dans les ministères, il a rappelé son engagement de supprimer l’équivalent de 12 000 postes dans la fonction publique en cinq ans.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.