Dow Jones : Caterpillar plombe l’indice, la Fed reste hawkish dans ses minutes

Investing.com - Le a terminé la séance de mercredi en baisse de 0,66%, à 51 179,87 points, un repli plus marqué que celui du (-0,22% à 7 801,77 points) et du (-0,22% à 27 538,69 points), qui s'éloignent tous deux des records de clôture inscrits la veille.
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Parmi les actions du Dow Jones, c'est qui a le plus progressé, à +2,60%, suivie de , à +1,44%, et d', à +1,42%. A la baisse, a reculé de -5,75%, de -2,24% et de -1,92%.
Notons que l'écart entre le DJIA et les autres indices tient en grande partie à sa construction. Le Dow Jones étant pondéré par les prix, la chute de Caterpillar, dont le titre cote plus de 800 dollars, explique à elle seule une large part du repli de l'indice.
Minutes de la Fed : une nouvelle hausse de taux envisagée d'ici la fin de l'année
Soulignons que la séance a aussi été marquée par la publication des minutes de la réunion de la Fed des 15 et 16 septembre. Le document confirme que tous les participants ont soutenu le relèvement de 25 points de base, qui a porté les taux dans la fourchette de 3,75% à 4%, la première hausse depuis 2023.
Surtout, la plupart des participants ont estimé qu'une nouvelle hausse serait « probablement appropriée d'ici la fin de l'année ». Les responsables ont toutefois précisé qu'ils abordaient chaque réunion sans idée préconçue et que les décisions dépendraient des données à venir.
Sur le fond, les équipes de la Fed estimaient l'inflation PCE à 3,8% sur un an en août, et à 3,4% hors énergie et alimentation, avec un retour à 2% attendu seulement en 2029. Les participants jugent les risques inflationnistes orientés à la hausse, en citant les prix de l'énergie liés aux tensions géopolitiques et les investissements dans l'intelligence artificielle. Plusieurs d'entre eux considèrent par ailleurs que la politique monétaire n'est pas restrictive, ou seulement légèrement.
Rappelons cependant que ces minutes relate une réunion de la Fed antérieurs au rapport sur l'emploi de septembre, publié le 2 octobre, qui a fait état de 29 000 créations de postes seulement et d'un taux de chômage remonté à 4,2%. Les marchés n'y ont donc pas vu de signal d'urgence : selon l'outil FedWatch du CME, la probabilité d'une hausse des taux lors de la réunion des 27 et 28 octobre a encore reculé après la publication, à environ 17%, contre près de 20% en début de semaine. Le scénario d'un statu quo fin octobre, suivi d'une hausse en décembre, reste ainsi privilégié.
Par ailleurs, la remontée des rendements obligataires américains et un pétrole proche des 100 dollars ont continué de peser sur l'appétit pour le risque.
Ce jeudi, l'attention des investisseurs du Dow Jones se portera sur le discours de Christopher Waller, gouverneur de la Fed et membre votant du FOMC, qui sera scruté pour tout indice sur le calendrier de la prochaine hausse de taux. Les inscriptions hebdomadaires au chômage seront également suivies de près après la déception du dernier rapport sur l'emploi.
Enfin, notons que le Dow Jones et les autres indices US s'affichent en stabilité sur les marchés à terme au moment de la rédaction de cet article, n'excluant pas une ouverture hésitante à Wall Street ce jeudi.
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