Trente licenciements annoncés chez Copeland à Welkenraedt

Copeland, un fournisseur de solutions climatiques durables pour le chauffage, le refroidissement et la réfrigération, avait déjà procédé, en septembre 2024, à près de 200 licenciements. Depuis, la ligne de production de compresseurs avait cessé à Welkenraedt mais il subsistait certaines activités au sein des départements d'engineering et d'informatique, notamment. "On nous avait informé à l'époque qu'un lieu serait choisi dans la région" pour délocaliser ces activités car le site de Welkenraedt était trop grand, explique Fabrice Monseur.
En septembre 2025, il a été annoncé que le département serait transféré à Aix-la-Chapelle, en Allemagne. Un nouveau bâtiment devait être construit à Aix-la-Chapelle, situé à 15 kilomètres de Welkenraedt. Ce déménagement impliquait cependant des questions sociales alors que le personnel devait être repris sous des contrats allemands, relève Fabrice Monseur. "Jusqu'à présent, la direction n'a pas été en mesure de proposer de contrats aux ouvriers. Elle ne l'a fait que pour les employés" mais cette proposition n'a guère séduit : un seul a marqué son accord au transfert en Allemagne. En conséquence, la direction a expliqué lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire vendredi que le projet de transférer le département à Aix-la-Chapelle était abandonné, la faible présence d'employés ne permettant pas d'assurer le déménagement.
La direction souhaite dès lors procéder à 30 licenciements, concernant 20 ouvriers et 10 employés. "Ce n'est pas aux travailleurs de payer le prix de l'impréparation de la direction. Il est trop facile aujourd'hui de désigner les travailleurs comme responsables de la situation", dénonce Fabrice Monseur. "Ce sont les travailleurs qui paient les pots cassés" et cette annonce est vue comme "une deuxième gifle" pour le personnel, ajoute le syndicaliste.
Le département Engineering compte 53 personnes. Les 23 qui ne sont pas concernées par les licenciements occupent des postes de management ou de direction, a précisé Fabrice Monseur. "Ils devront aller à Aix sans aucune possibilité de refuser."
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