Le Bureau de la concurrence est invité à enquêter sur l’entente concernant Stelco
La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, demande au Bureau de la concurrence d’examiner si les motifs invoqués par Cleveland-Cliffs pour justifier l’acquisition de Stelco relevaient de la mauvaise foi.
Dans une lettre adressée à la commissaire de la concurrence, Mme Joly fait référence au témoignage de Lourenco Goncalves, p.-d.g. de Cleveland-Cliffs, lors d’une audition devant le Congrès en janvier 2026, selon lequel l’entreprise avait acquis Stelco en partie pour empêcher l’acier canadien d’inonder le marché américain.
Mme Joly précise que le p.-d.g. a tenu des propos similaires auprès de CBC News le mois dernier, ce qui témoigne du mépris de l’entreprise pour la concurrence loyale sur le marché canadien.
Elle ajoute que le Bureau de la concurrence pourrait souhaiter examiner de manière approfondie le comportement de la société mère et déterminer s’il justifie des mesures coercitives en vertu de la Loi sur la concurrence.
La lettre de Mme Joly intervient alors que le délai de 15 jours fixé par Ottawa à Cleveland-Cliffs pour répondre aux allégations de violation des engagements contraignants en matière d’emploi pris lors de l’acquisition de Stelco en 2024 arrive à échéance.
La ministre avait demandé à l’entreprise de répondre à ces allégations, de prouver qu’elle n’avait pas manqué à ses engagements ou d’expliquer pourquoi elle ne les avait pas respectés.
Stelco a annoncé le 28 septembre son intention de licencier jusqu’à 500 salariés dans ses aciéries de Hamilton et de Nanticoke, en Ontario, invoquant les droits de douane américains, la faiblesse de la demande d’acier canadien et la concurrence des produits sidérurgiques importés.
Toutefois, Cleveland-Cliffs et le syndicat ont récemment confirmé que seuls 175 salariés avaient été licenciés à ce jour, tous à Hamilton.
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