Après la crue dévastatrice, le Népal demande à l'ONU de l'aide et non des prêts

Un mois après les crues dévastatrices au Népal et au Tibet, côté népalais, on déplore 1400 morts, 66 000 disparus. Le Népal a lancé vendredi 25 septembre 2026 un appel à la communauté internationale pour financer sa reconstruction. Les dégâts causés par les crues meurtrières du mois d'août sont estimés à 10 % du PIB, soit 5 milliards de dollars.
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Alors que le Népal est responsable de moins de 0,1 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, le Premier ministre Balendra Shah demande de nouveau aux pays de lui accorder des aides plutôt que des prêts. Le Premier ministre népalais avait déjà fait savoir qu'il demanderait aux pays les plus riches et aux agences internationales un soutien financier sans conditions pour ne pas surcharger le Népal de dettes supplémentaires. « La solution ne peut se résumer non plus à une multitude de petites subventions », a déclaré Balendra Shah aux Nations unies cette semaine.
Kathmandou attend le déblocage de 20 millions de dollars du Fonds de l'ONU pour les pertes et préjudices. Les États-Unis porteront leur aide à 36 millions de dollars. La Chine avait signé un chèque de plus de 2 millions, alors qu'au moins 123 millions de dollars de dons privés ont été versés au fonds de secours créé par le gouvernement népalais.
Des montants très loin d'atteindre les 5 milliards de dollars nécessaires pour pallier aux dégâts et aux besoins en matière d'abris, d'infrastructures et de subsistance pour les sinistrés. Et quand bien même la somme serait promise, d'autres catastrophes ont permis de constater que les processus de déblocage financier s'étalent sur des années.
L'injection de fonds fait aussi débat, pour ce pays classé à la 109e place sur 182 dans l'Indice de perception de la corruption de Transparency International. Les experts humanitaires défendent l'aide directe – c'est-à-dire l'octroi d'espèces aux sinistrés – comme une des méthodes les plus efficaces.
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