Courcelles créé sa Régie communale autonome : à quoi ça sert et pourquoi les communes sont nombreuses à y avoir recours ?

Courcelles est loin d’être la première commune à adopter ce modèle. À quelques kilomètres de là, Charleroi dispose de sa propre Régie communale autonome depuis 2002. Au fil des années, ses missions se sont diversifiées. Elle gère aujourd’hui notamment des piscines, des parkings, le centre de délassement de Marcinelle, un domaine forestier et même l’organisation de voyages scolaires.
Pour Antoine Tanzilli, directeur de la RCA de Charleroi, le principal intérêt est de combiner les avantages d’une gestion publique et d’une gestion privée. "Une Régie communale autonome bien gérée, c’est le meilleur des deux mondes. C’est la poursuite de l’intérêt public, la force d’investissement, mais aussi la vision d’ensemble du public. Mais c’est une gestion comme dans le privé, où un sou est un sou", explique-t-il.
Mais toutes les missions communales ne peuvent pas être confiées à une RCA. "Je pense que c’est important que délivrer des permis, lever des taxes et des redevances, ça reste vraiment […] la puissance publique ", souligne Antoine Tanzilli. Il encourage les communes à s’inspirer des expériences de leurs voisines pour améliorer leurs services et maîtriser les coûts. "Toutes ces collaborations-là, elles font du bien, elles permettent qu’on rende un meilleur service en étant attentif aux coûts."
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