Un "ChatGPT de la génétique" aide à concevoir de nouveaux virus

Après les textes et les images, l’intelligence artificielle s’attaque au code du vivant avec Evo2. En apprenant les règles qui gouvernent les génomes, ce « ChatGPT de la génétique » devient capable d’inventer des séquences d’ADN pour la médecine, l’industrie ou l’environnement.
"Evo2 est très intéressant, car il a montré qu’un entraînement très large, sur des millions de séquences génomiques, permet de faciliter la conception de gènes, A et même de petits génomes comme ceux de bactériophages" James J. Collins, professeur de génie biologique à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT)
J. J. COLLINS
Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°955, daté de septembre 2026.
Et l’IA créa la vie. C’est peut-être en ces termes qu’on évoquera l’année 2026 dans les livres d’histoire des sciences. En mars dernier, une équipe de l’université Stanford et de l’Institut Arc, en Californie, a présenté dans la revue Nature un modèle d’IA capable de concevoir des génomes qui n’existent pas dans la nature. À l’image de ChatGPT, qui rédige des textes inédits et cohérents, le modèle Evo2 invente des séquences génétiques fonctionnelles. Certains de ces génomes ont déjà été testés en laboratoire. Ils ont permis d’obtenir des virus bactériophages plus efficaces que ceux dont ils dérivent, selon une publication dans Science en août.
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