La revue de presse : panique à la pompe

C’est ce qu’écrit l’éditorialiste du Tijd. Le siège des Nations unies à New York est cette semaine l’épicentre de la diplomatie internationale. Les chefs d’État et de gouvernement d’environ 200 pays y convergent pour l’Assemblée générale annuelle.
La paix dans le monde et la coopération internationale, c’est autour de ces thématiques que finissent par tourner les discours, écrit De Tijd. Et pourtant, cette année, il faut le reconnaître : l’ONU a failli à sa mission. Sa mission première, souligne De Tijd : celle de préserver les générations futures du fléau de la guerre.
Au cœur des critiques, jugée molle et incompétente, l’ONU n’est pas parfaite, certes, reconnaît De Tijd. Et son patron pendant dix ans, Antonio Guterres, avec ses airs de fonctionnaire timide, n’a pas aidé. Mais l’ONU pourrait être plus puissante, avec à sa tête quelqu’un qui convainc les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de ne pas s’opposer systématiquement à toutes les réformes.
Le problème avec l’ONU, c’est que sa force est aussi sa faiblesse. Le multilatéralisme n’est plus à la mode. La loi du plus fort prévaut, plus que jamais. La Chine, la Russie, les États-Unis s’isolent. Et entraînent les autres sur cette voie.
Seule l’Europe, écrit De Tijd, pourrait encore se positionner comme exemple d’un modèle de concertation sociale. Mais là encore, elle n’a pas assez d’ambition pour y parvenir, selon De Tijd.
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