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Wednesday, October 7, 2026

"On va pas s’arrêter" : les lycéens n’ont pas dit leur dernier mot, Lecornu tente l’apaisement, la police des polices enquête

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Le Premier ministre français Sébastien Lecornu, qui tente d'apaiser le mouvement lycéen au lendemain d'une mobilisation dans de nombreuses villes du pays, s'exprimera mercredi soir, ont indiqué ses services.

Dans son allocution, M. Lecornu évoquera "la situation dans les lycées, les prix des carburants, la crise agricole ainsi que la situation financière du pays", ont-ils précisé. Les lycéens, qui dénoncent l'insalubrité des bâtiments, des classes surchargées et des absences de professeurs non remplacés, appellent à poursuivre les blocages et à de nouveaux cortèges jeudi, malgré l'appel du gouvernement à retourner dans les établissements pour dialoguer. Le chef du gouvernement avait déjà pris la parole mardi devant les députés, tenant un discours de fermeté face aux débordements en marge de la colère lycéenne, tout en ciblant le parti de la France insoumise (gauche radicale), qu'il accuse de "souffler sur les braises" et de "bordéliser" le pays à quelques mois de l'élection présidentielle de 2027. L'usage des grenades assourdissantes, mis en cause après qu'un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée, est temporairement suspendu "pour le mouvement lycéen", a de son côté annoncé mercredi le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n'a pas été faite sur ce qui s'est passé dans cette affaire", a-t-il dit sur la radio RTL. Le ministre a également annoncé que l'inspection générale de la police avait été saisie de 18 enquêtes à ce stade, alors que de nombreux manifestants, slogans et pancartes dénoncent le comportement des forces de l'ordre, accusées de "violences policières". L'intervention du Premier ministre ne se limitera pas aux lycées et a pour toile de fond le début des débats budgétaires qui s'annoncent houleux.

18 enquêtes de la police des polices

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez qui défend un usage proportionné de la force a annoncé mercredi la suspension de l’usage des grenades assourdissantes après qu’un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée.

"Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n’a pas été faite sur ce qui s’est passé dans cette affaire", a-t-il annoncé sur la radio RTL. Le ministre a également annoncé que l’inspection générale de la police avait été saisie de 18 enquêtes à ce stade, alors que de nombreux manifestants, slogans et pancartes dénoncent le comportement des forces de l’ordre, accusées de "violences policières".

En tout 215 élèves et 85 personnels de l’Education ont été blessés et près de 800 policiers et gendarmes.

Face à l’ampleur de la mobilisation, le président Emmanuel Macron a fait un point mardi soir avec plusieurs ministres, dont le chef du gouvernement Sébastien Lecornu, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et celui de l’Education Édouard Geffray, pour tenter de trouver une issue à la crise.

Les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation doivent être auditionnés mercredi à l’Assemblée et le Premier ministre s’exprimera dans la soirée dans une allocution depuis Matignon, notamment sur la situation dans les lycées. Le Premier ministre s’exprimera dans la soirée dans une allocution depuis Matignon, notamment sur la situation dans les lycées.

"On ne va rien arrêter"

La stratégie du gouvernement mise sur le dialogue, au sein des établissements, pour tenter d’apaiser la contestation. "C’est encore une tentative de museler le débat, de noyer le poisson et de gagner du temps", a déclaré mercredi matin Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne sur franceinfo. "On ne va rien arrêter", a affirmé Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante.

Les lycéens, qui dénoncent l’insalubrité des bâtiments, des classes surchargées et des absences de professeurs non remplacés, prévoient de nouvelles manifestations jeudi, malgré l’appel du gouvernement à retourner dans les établissements pour dialoguer.

Les différents syndicats appellent effectivement à la poursuite de la mobilisation "après le raz-de-marée du 6 octobre".
 

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