Les États-Unis proposent à la Chine «un mécanisme» de dialogue sur l'intelligence artificielle

Le secrétaire au Trésor américain a rencontré ce dimanche 20 septembre à New York son homologue chinois He Lifeng. Une réunion en amont du sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, qui portera sur le commerce entre les deux pays et alors que la trêve de la guerre des droits de douane expire en novembre 2026. Dimanche, il était question de commerce et d’intelligence artificielle. Pékin et Washington ont discuté d’un « mécanisme » de dialogue entre les deux pays pour l’IA, alors que les inquiétudes sont très fortes sur la capacité des pays à la réguler et la contenir.
Publié le :
3 min Temps de lecture
Rivaux en matière d'IA, les deux pays sont de plus en plus interpellés sur la question des risques après plusieurs épisodes faisant craindre que la technologie n'échappe à ses créateurs.
L’idée de ce mécanisme développée dimanche à New York est que s’il se produit quelque chose avec une intelligence artificielle qui pose une menace pour la sécurité, il serait possible de prévenir l’autre pays. Un objectif de transparence : « Nous souhaitons définir une vision commune de nos objectifs et des menaces auxquelles nous sommes confrontés », a expliqué le secrétaire au Trésor américain après la réunion.
« Nous pensons qu'il est très important de passer d'une situation d'opacité à davantage de transparence entre les premières et deuxièmes puissances mondiales en matière d'IA », a affirmé le secrétaire au Trésor.
La session de discussions entre Scott Bessent et He Lifeng s'est tenue au siège new-yorkais du géant bancaire américain JPMorgan, en présence du représentant au commerce de la Maison Blanche, Jamieson Greer.
Washington a qualifié ce dialogue de positif. Pékin, de son côté, n’a pas commenté la réunion. Le responsable américain a parlé d’une autre rencontre à venir pour discuter de ce mécanisme, rapporte notre correspondant à Atlanta, Edward Maille.
À lire aussiForum de coopération sino-africaine: Pékin veut approfondir sa coopération militaire avec le continent
Aux États-Unis, un contexte de défiance envers l'IA
Washington et Pékin sont engagés dans une course à l'IA aux allures de duel. Côté américain, la concurrence chinoise sert d'épouvantail : elle justifie d'accélérer sans limites pour rester à la pointe et ne pas se faire détrôner. La Chine, elle, se présente comme une alternative à la mainmise des États-Unis sur cette technologie.
Cette annonce de mécanisme de dialogue arrive dans un contexte de défiance envers l’IA aux États-Unis. La Maison-Blanche fait l’objet de pressions pour mieux l’encadrer et la réguler, après un appel des principaux dirigeants du secteur qui s’alarment des risques.
Donald Trump a balayé ces inquiétudes, qualifiant même la panique autour de l’IA d’un « canular » ou d’un « complot malsain ». Le président américain a ensuite annoncé la création d’une task force et d’un « tsar » de l’IA, c'est-à-dire un haut responsable chargé de cette question, tout en affirmant qu’il ne voulait pas entraver le développement de l’industrie. Le président américain avait aussi averti que freiner son développement aux États-Unis profiterait à la Chine.
À lire aussiÉtats-Unis: Donald Trump se résout à signer un décret encadrant l'IA «a minima»
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.