Avec le nouveau Code pénal, les peines de probation vont se multiplier, quel est le sens de cette peine ?

Pendant la durée de la peine, le justiciable est accompagné dans ses démarches par un assistant de justice. Celui-ci porte une double casquette : celle de l’aide et du contrôle.
Au début, les rencontres sont mensuelles entre le justiciable et l'assistant de justice : "Il y a énormément d’explications à donner sur le cadre judiciaire dans lequel les personnes condamnées évoluent, détaille Marie-Laure Remacle, chargée de cet accompagnement au sein de la Maison de Justice de Bruxelles. On décrypte la décision judiciaire et le jargon qui peut être compliqué".
La directrice de la Maison de Justice de Bruxelles, Anaïs L’hévéder complète : "On part toujours de la situation du justiciable, de son environnement, de ce qu’il peut mettre en place, des ressources dont il peut bénéficier".
Pour autant, cet accompagnement n’est pas un coaching. Si les conditions ne sont pas respectées, il y aura des conséquences. "En cas de non-respect des conditions imposées, nous transmettrons des rapports écrits à l’autorité judiciaire", précise l’assistante de justice Marie-Laure Remacle.
Ce trajet suppose donc une responsabilisation du justiciable. L’assistant de justice a, lui, une obligation de moyens, mais pas de résultats comme le rappelle la directrice Anaïs L’hévéder : "L’assistant de justice aide le justiciable à respecter son dispositif conditionnel, mais il ne fait jamais à la place du justiciable et il n’est pas responsable du non-respect des conditions".
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