Collision de deux trains en Espagne : comment l’accident a-t-il pu se produire ? Notre reconstitution minute par minute

Encore sous le choc, l’Espagne a entamé ce jeudi trois jours de deuil national, tandis que les familles tentent désespérément d’obtenir des nouvelles de leurs proches et que les recherches se poursuivent dans les voitures endommagées. Cet accident a relancé les questions sur l’entretien du réseau national et sur la sécurité pour les passagers.
Le secrétaire général du syndicat espagnol des conducteurs et agents de la voie ferrée SEMAF, Diego Martín, demande une enquête rigoureuse et indépendante sur l’accident et qualifie d'"alarmante et irrespectueuse" la fuite d’enregistrements audios "biaisés" du centre de contrôle : "Blâmer quelqu’un ne résout pas les tragédies, il faut en déterminer les causes. C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui ; chercher un coupable est la pire des irresponsabilités".
Le syndicat dénonce aussi l’utilisation croissante de systèmes obsolètes et affirme que le système de signalisation LZB, défaillant lors de l’accident d’Urda, aurait dû être remplacé depuis longtemps en raison de ses défaillances répétées.
Jeudi, les secours poursuivent leurs opérations dans l’amas de ferraille laissé par la collision, à la recherche d’éventuelles victimes supplémentaires, a constaté un journaliste de l’AFP sur place. D’imposantes grues et des équipes cynophiles étaient à l’œuvre.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a réclamé "l’éclaircissement" des causes à l’origine de l’accident, assurant que les autorités "travaillent jour et nuit" notamment pour, à terme, "renforcer la sécurité pour que cela ne se reproduise plus". Le dispositif mis en place ces dernières heures doit permettre d’apporter "une réponse rapide, urgente et efficace", a-t-il martelé.
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