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Saturday, October 31, 2026

Votre argent est-il en danger en Bourse ? Voici les meilleurs conseils pour protéger vos économies

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Journaliste à la Rédaction générale, éditorialiste

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Voici quelques mois, la banque ING nous indiquait qu’il était intéressant d’investir dans des obligations à haut rendement. Et ces derniers temps, les placements boursiers sont plutôt fructueux. Est-ce que, pour autant, c’est la fête à la Bourse ? Nous faisons le point avec Nicolas Claeys, de Testachats Invest.

« C’est vrai, les indices montent », nous dit M. Claeys. « Mais il y a une tension palpable. Les prix de l’énergie montent, il y a des tensions géopolitiques, les rendements des obligations montent aussi, pourquoi encore risquer son argent à la Bourse ? Dans le même temps, les bénéfices des entreprises continuent de monter, ça soutient les cours. »

« Les indices boursiers montent mais il y a une tension palpable »
Nicolas Claeys, Testachats Invest

Les Bourses affichent donc de bons résultats, mais les marchés sont tendus. Avec un risque de forte chute ? C’est évidemment fort difficile à prédire. Cependant, rappelle Nicolas Claeys, « dans la vie d’un investisseur à long terme, le risque de connaître un krach est certain ». Mais qui tire le marché des actions vers le haut ? « Ce sont bien les résultats des entreprises qui tirent les cours », poursuit M. Claeys. « Mais est-ce que l’intelligence artificielle va tenir ses promesses ? D’énormes sommes sont investies. »

Nicolas Claeys.
Nicolas Claeys. - Guillou

Précisément, y a-t-il un risque d’explosion d’une bulle IA (intelligence artificielle) ? « C’est un risque, oui. Souvent, quand une nouvelle technologie apparaît, il y a un engouement. Je suis incapable de dire s’il y a une bulle et, si oui, quand elle éclaterait », admet M. Claeys. « Le message important, c’est : si la bulle éclate et que la Bourse plonge de 50 %, par exemple, quelle sera ma réaction en tant qu’investisseur ? Il faut réfléchir à ça, et pas à ce moment-là. Et ne pas vendre au moment où ça descend. Si ça descend, il ne faut rien faire, il faut tenir son cap. »

Besoin de son argent rapidement, ou non ?

Et là, une autre question se pose : ces investissements, c’était pour quoi faire ? « Si on a prévu d’utiliser cet argent pour la retraite, pour acheter un appartement, etc., je dois me poser la question avant d’investir », explique Nicolas Claeys. « Si je sais que j’aurai besoin de cet argent dans deux, trois ans, il vaut mieux l’investir ailleurs. »

D’accord, mais où ? « Il y a moyen de sécuriser son épargne, par exemple avec des obligations. Elles occupent de nouveau le terrain. Sur le long terme, les actions restent plus intéressantes. Les obligations ont du sens avec des taux d’intérêt à 3 ou 4 %. Et pour le long terme, il est intéressant de diversifier son portefeuille avec des actions et des obligations. Sur le court terme, une obligation est plus indiquée. Donc, si vous avez un projet à court terme, il vaut mieux sécuriser votre argent avec des obligations. Attention, il n’y a pas que le rendement, il faut aussi tenir compte des frais et de la fiscalité. »

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Et c’est là que le bon vieux compte d’épargne revient dans la course… « Il faut quand même regarder le rendement des comptes à terme », dit encore Nicolas Claeys. Mais attention, il faut déduire 30 % de précompte du taux d’intérêt brut.

Quant aux comptes d’épargne, ils proposent toujours des rendements inférieurs à l’inflation (évaluée à 3,7 % par le Bureau du plan pour 2026). Et il ne faut pas oublier que l’argent doit rester un an sur le compte pour bénéficier de la prime de fidélité… Mais ces comptes ne sont pas taxés.

Obligations, fonds obligataires

Si vous investissez dans des obligations, « il faut regarder les bonnes obligations, avec de bons émetteurs. C’est-à-dire qu’il faut regarder qui est l’émetteur. Il existe aussi des fonds d’obligations, ça peut être intéressant mais ici, à nouveau, on est dans des stratégies à long terme. »

En juillet dernier, Testachats consacrait un article en ligne au sujet des obligations. Il peut être intéressant de le consulter. Vous pourrez notamment voir quelle est la différence entre une obligation et un fonds obligataire. En gros, selon cet article, « une obligation est un titre de créance. En achetant une obligation, vous prêtez de l’argent à un État, une entreprise ou une institution publique. En échange, l’émetteur s’engage à verser des intérêts réguliers (appelés coupons) et à rembourser le capital à une date déterminée. Par exemple, si vous achetez une obligation de 1.000 € offrant un coupon annuel de 3 %, vous recevrez 30 € d’intérêts par an. À l’échéance, vos 1.000 € vous seront remboursés. »

Un fonds obligataire, comme son nom l’indique, est un placement collectif. Comme l’explique le groupe spécialisé en investissements Amundi, « quand un investisseur achète une obligation, cela signifie qu’il prête de l’argent à l’émetteur de l’obligation, généralement pour une période déterminée, à un taux d’intérêt convenu, et payé régulièrement. » Les fonds obligataires peuvent ​investir dans des obligations d’État et des obligations d’entreprises. Ou investir dans différentes zones géographiques, telles que la zone euro, les États-Unis ou les marchés émergents, avoir différentes maturités (échéances), à court terme ou à long terme, et avoir différentes devises. Et payer des intérêts fixes ou variables.

Conseil de Nicolas Claeys, de Testachats Invest : « Attention aux frais de transactions et aux éventuels frais de garde sur les obligations. Il faut s’adresser à des courtiers pas trop chers, comme Bolero, Saxo ou Goldwasser Exchange, notamment. »

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Par B.J.

Il est également possible d’investir dans ce que l’on appelle les ETF (Exchange Traded Fund), ou trackers. Qu’est-ce qu’un ETF ? C’est « un fonds négocié en Bourse qui combine les avantages des actions et des fonds d’investissement », selon Testachats Invest. « Ces fonds « répliquent » un indice (comme le Bel 20) sans essayer de le battre. » Ici aussi, on est dans de l’investissement à long terme.

Il existe des ETF de toutes sortes et de toutes tailles. « Les ETF monde, ce sont les plus faciles », explique Nicolas Claeys. « Ce sont des indices boursiers qui investissent dans les 23 pays les plus développés. Mais il y a aussi des ETF avec des pays émergents. »

Simple

Vous pouvez essayer de vous lancer seul dans l’aventure (avec des petites sommes, de préférence), via des plates-formes. Mais avec un courtier, c’est bien aussi. « Il y a des courtiers qui proposent des plans d’épargne », dit M. Claeys. « Vous choisissez par exemple un ETF monde et un ETF obligataire et vous laissez faire. Il y a aussi des courtiers qui vont choisir les ETF pour vous. En fait, la plus grosse démarche, c’est de s’inscrire et de répondre à quelques questions. Mais c’est facile. Par exemple, Easyvest est d’une simplicité extrême. Avec un investissement selon votre profil de risque. Pour les plus jeunes, je vous citerai Curvo, entièrement en ligne, avec des investissements à partir de 25 euros par mois. »

Encore un mot sur l’or. « C’est un peu l’assurance tous risques », avance Nicolas Claeys. « C’est un placement plus défensif. Mais attention, il avait fort baissé. L’or, en fait, il a la valeur qu’on lui donne. Je dirais qu’il ne peut représenter que 5 à 10 % maximum du portefeuille. »

« Ce qui coûte le plus cher aux investisseurs », conclut Nicolas Claeys, « c’est l’inaction. Investir un petit montant chaque mois, c’est moins stressant. Alors, c’est vrai qu’il y a une fébrilité pour le moment. Provoquée par la guerre au Moyen Orient et au pétrole, par les dettes souveraines, la guerre en Ukraine, le coût de l’énergie, l’IA qui pose beaucoup de questions. Mais vous savez, cette fébrilité en Bourse, c’est tout le temps. Celui qui a investi il y a 25 ans, il a connu trois krachs, il a quand même gagné. On ne peut jamais rien garantir mais le plus important, c’est de commencer. »

Par B.J.

Actions, obligations… Peut-être n’êtes-vous pas familiarisés avec ces notions. Nous republions ici un texte d’explication.

Voici tout d’abord ce qu’en dit Wikifin, initiative de l’Autorité des services et marchés financiers : « La plupart des obligations ont une durée fixe. À « l’échéance » votre argent vous est remboursé. Lorsque vous achetez une action, vous ne pouvez pas demander votre argent en retour après un certain délai convenu à l’avance. En d’autres termes : les actions n’ont pas de durée fixe et donc pas de date d’échéance. Si vous avez acheté une obligation, vous percevez un intérêt annuel. Le plus souvent, c’est un pourcentage du montant investi. Si vous avez acheté une action, vous n’êtes pas certain de toucher chaque année un dividende, c’est-à-dire une rémunération. Le niveau de cette rémunération n’est pas fixé à l’avance. Un placement dans une obligation d’une entreprise ou d’un pouvoir public implique généralement moins de risques qu’un investissement en actions. En effet, en cas de difficultés ou de faillite de l’emprunteur, les détenteurs d’obligations ont une priorité de remboursement sur les actionnaires. »

En résumé

En résumé, une action, c’est une part d’une entreprise, une preuve de participation à son capital. Une obligation, c’est un prêt à une entreprise ou à un État. En achetant une obligation, on a donc une preuve de dette. Les actions sont émises par des entreprises, les obligations par des entreprises ou des États.

En tant qu’actionnaire, vous touchez des dividendes. En tant que détenteur d’obligations, vous recevez des intérêts, sous forme de coupons. Le rendement est généralement plus élevé avec des actions qu’avec des obligations, mais le risque est plus grand aussi.

Une action n’a pas de durée de vie a priori. Une obligation a une durée déterminée à l’avance.

En tant qu’actionnaire, vous pouvez participer aux votes lors des assemblées générales. Ce n’est pas le cas pour les détenteurs d’obligations. A contrario, en cas de faillite, les actionnaires figurent parmi les derniers à être remboursés. Au contraire des détenteurs d’obligations, qui passent avant les actionnaires.

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