On a vu la Nissan Pixo : l’alternative moderne à la Twingo pour ceux qui n’aiment pas le néo-rétro
La Nissan Pixo partage sa base technique et une partie de sa carrosserie avec la Renault Twingo. Mais plutôt que de céder à la vague nostalgique qui déferle, la citadine japonaise opte pour une autre philosophie. Mission réussie ?
Lors de la présentation en ligne de la Nissan Pixo le 23 septembre 2026, nos premières réactions dans l’équipe ont été un peu mitigées concernant le design. Cependant, par expérience, nous savons que les images présentées par les constructeurs sont parfois trompeuses. La découverte physique du modèle reste donc indispensable pour juger une voiture.
Numerama est donc allé voir cette Nissan Pixo à Paris. Et finalement, cette Pixo n’est pas qu’une simple Twingo rebadgée.
Une citadine pour ceux qui ne sont pas nostalgiques
Comme le résumait une responsable de la marque sur place, tout le monde n’a pas envie de rouler dans une réédition des années 1990. Face à la déferlante néo-rétro menée par la R5 et la Twingo, la Pixo — à l’instar de la nouvelle Dacia Spring, qui repose sur la même base — se positionne comme une alternative contemporaine et assumée.

Même si la Renault 5 rencontre un grand succès, la Nissan Micra peut séduire des clients qui n’ont pas succombé à son style vintage. Le principe est similaire avec cette Pixo. La base technique, et même logicielle, est identique à celle de la Twingo, mais les deux modèles se complètent dans la manière de viser des clients aux goûts esthétiques différents.
Forcément, sous certains angles, notamment aux trois quarts arrière, cette Nissan Pixo ressemble à la Twingo. Elle en conserve notamment la lunette arrière et les portes arrière. Cela fait partie des contraintes imposées par le contrat qui lie Renault et Nissan sur ces projets de véhicules. On aurait probablement aimé que, comme la Dacia, cette Pixo se différencie encore plus. Mais il faudra se contenter de cela.
Extérieur : des pixels, du violet et des clins d’œil « good mood »
En faisant le tour du propriétaire, le remodelage des boucliers et des éléments de style bas confère à la Pixo une vraie carrure. Elle fait même visuellement plus large que sa cousine.
La face avant troque les yeux ronds de la Twingo pour une signature lumineuse très géométrique, formée de bandes LED horizontales. En y regardant de plus près, l’éclairage dissimule de petits motifs sympathiques, dont de discrets smileys gravés dans les optiques. Un détail futile, mais qui joue sur le capital sympathie de l’auto.
La teinte violette différencie pour le coup beaucoup cette Nissan de la Renault. Les jantes aussi attirent le regard avec un dessin maillé noir et argent. Le bouclier avant joue sur les pixels, pour une voiture qui s’appelle Pixo, cela prend tout son sens. Même si ce choix stylistique nous fait aussi penser à Hyundai.
La lunette arrière gravée du nom « PIXO » tente de cacher sa filiation avec la Twingo, mais pour le coup, c’est loupé. Il y a en tout cas plein de détails cachés à découvrir sur la carrosserie de cette Pixo, mais cela se poursuit aussi à l’intérieur.
À bord : moins de rondeur et une sellerie plus claire
En s’installant au volant, la différenciation est la plus nette. Là où le groupe Renault mise sur des formes très rondes et douces, Nissan a dessiné une planche de bord beaucoup plus horizontale, géométrique et structurée. L’ergonomie reste la même, mais cela fait illusion.
Les aérateurs latéraux se parent d’un cerclage rouge/corail très vif qui vient casser la sobriété des plastiques. Mais ce qui m’a surtout plu, c’est la sellerie des sièges. Enfin, pour être plus précise, c’est ce qui m’a déçue sur la Twingo : l’intérieur sombre proposé sur la Française n’offrait pas le côté fun qu’avait le modèle de l’époque.
La Pixo exposée faisait l’impasse sur le tissu sombre et triste au profit d’un textile gris clair texturé rehaussé de surpiqûres rouges. Cela apporte une ambiance beaucoup plus agréable dans l’habitacle. Ce sera peut-être réservé à une finition plus haute.
Il faudra attendre la fin de l’année et l’ouverture des commandes pour connaître les tarifs précis de cette Nissan Pixo, même s’il se dit déjà qu’elle sera elle aussi proposée sous les 20 000 €. Rendez-vous début 2027 pour pouvoir en prendre le volant, une fois que les premiers modèles seront sortis de l’usine de production slovène de Novo mesto.
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