Le Royaume-Uni ouvre une enquête sur les nouvelles conditions de Meta pour les médias

Le régulateur veut déterminer si ces conditions, dont Meta a suspendu l’entrée en vigueur, constituent un abus de position dominante. "La CMA craint que l’obligation faite aux éditeurs de presse et aux autres entreprises de contenus d’accepter ces conditions ne constitue une imposition illicite de conditions commerciales déloyales pour des milliers d’entreprises britanniques qui dépendent de ses services pour atteindre leurs clients et leurs audiences", est-il expliqué dans un communiqué.
Un porte-parole de Meta a affirmé qu’il n’existait "aucun motif justifiant une enquête en matière de concurrence". "Nous nous sommes déjà engagés à ne pas modifier nos conditions sans consulter les éditeurs et les autres parties prenantes. Nous nous félicitons de l’occasion qui nous est donnée d’expliquer notre approche à la CMA", a-t-il ajouté.
Selon la CMA, ces nouvelles conditions pourraient permettre à Meta "de collecter des contenus à partir des sites web d’entreprises et d’éditeurs qui utilisent ses services, puis de s’en servir pour développer et fournir ses propres produits et services, y compris ses fonctionnalités d’IA, sans que ces entreprises aient leur mot à dire sur le fait que leurs contenus sont utilisés, ni sur la manière dont ils le sont".
La directrice générale du régulateur Sarah Cardell promet de travailler "rapidement à une solution satisfaisante".
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