409 km d’autonomie réelle en montagne : la Renault 5 réussit son pari le plus difficile

La Renault 5 sort de sa zone de confort en tentant l’aventure montagnarde. Mené par un magazine indépendant, le test grandeur nature s’est révélé particulièrement concluant, avec une consommation quasi identique aux valeurs théoriques.
La Lancia Ypsilon qui a battu un record de consommation sur le périphérique parisien vous a bluffé, n’est-ce pas ? Elle a en tout cas fait réagir, avec des sceptiques éparpillés en nombre dans les commentaires. Les conditions n’étaient pas réalistes, dixit certains. Périphérique, bouchons, voiture de série, journée entière… Difficile de faire plus réel, mais passons… Voici le test d’une toute autre nature aussi véritable que le premier.
Le protagoniste est la Renault 5 électrique, qui est passée entre les mains du magazine spécialisé roumain Autocritica. Le test d’autonomie s’est déroulé sur un terrain complètement différent puisque la française a parcouru les 309 km séparant Pitești d’Alba Iulia via l’exigeant massif des Carpates. De quoi faire exploser sa consommation avec un point haut dépassant les 2000 mètres d’altitude. Une catastrophe en perspective ?
12,7 kWh/100 km : une consommation réelle qui fait taire les sceptiques
Pas tant que ça… Pas du tout, même, puisque l’appétit s’est montré particulièrement contenu avec une moyenne réelle de 12,7 kWh/100 km. En se basant sur la batterie Autonomie Confort de 52 kWh, on en tire une autonomie de 409 km, ce qui est extrêmement proche des 410 km revendiqués sur le cycle WLTP. Précisons en plus que le modèle utilisé est une version haut de gamme Roland-Garros plus énergivore.
Le véhicule en question n’était en outre pas encore concerné par la récente mise à jour de la Renault 5 visant à réduire sa consommation. Les dernières versions de la citadine électrique sont désormais capables d’aller jusqu’à 430 km sur une charge. Le test s’est principalement tenu sur routes nationales limitées à 90 km/h ainsi que sur autoroutes bornées comme chez nous à 130 km/h. Le style de conduite ne visait pas l’économie.
L’efficience avant tout : la vraie leçon de ce test
Les conditions météorologiques étaient clémentes avec un temps ensoleillé et un thermomètre oscillant entre 10 et 25°C. Si l’ascension du col a fait grimper la consommation moyenne, c’est la descente qui s’ensuivait qui a permis de revenir illico dans le vert. Le freinage régénératif, encore dépourvu de One Pedal à ce moment-là, s’est montré particulièrement efficace pour remettre de l’énergie dans la batterie.
La performance est remarquable et montre qu’une voiture électrique peut effectivement gambader en confiance en dehors des villes. La nouvelle version de la R5 à l’aérodynamisme retravaillée devrait ainsi faire encore mieux par sa meilleure efficience. Cette dernière est la clé pour augmenter l’autonomie, car agrandir les batteries plus que de raison n’est pas une solution miracle à nos yeux. Qui voudrait des voitures toujours plus lourdes et plus chères ?
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