Pourquoi le Rassemblement national en France a rompu ses liens avec l'AfD allemand

Au lendemain de la victoire retentissante de l'AfD en Saxe-Anhalt, personne au Rassemblement national ne s'en félicite. Seule une formation d'extrême droite, Reconquête! salue ce résultat historique. De son côté, Marine Le Pen, candidate RN à la prochaine présidentielle, est restée silencieuse. Autrefois alliés, le parti à la flamme et l'AfD ont rompu leurs liens.
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Il y a deux ans, en pleine campagne des élections européennes et alors que le RN et l'AfD sont encore alliés, la tête de liste du parti allemand Maximilian Krah provoque un tollé. Dans un journal italien, il déclare qu'un membre de la SS n'est pas automatiquement un criminel.
Le dérapage de trop pour un RN alors en plein ascension après des années de dédiabolisation. Marine Le Pen et Jordan Bardella décident de rompre les liens et de ne plus siéger dans le même groupe, malgré les tentatives de conciliation de la co-présidente du parti, Alice Weidel.
Rapports difficiles
Les rapports entre les deux partis étaient déjà difficiles depuis plusieurs semaines. Début 2024, Marine Le Pen avait notamment son « opposition flagrante » à la remigration prônée par l'AfD qui avait imaginé un plan pour expulser tout citoyen étranger ou d'origine étrangère, jugé mal assimilé, estimé à deux millions de personnes.
Bref tout cela sentait le soufre pour le Rassemblement national, à l'image longtemps ternie par les dérapages de Jean-Marie Le Pen. Cette rupture, suivie par d'autres formations européennes, n'a toutefois pas freiné l'ascension de l'AfD.
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