Test Scott Sweep 10 : le vélo électrique à moins de 2 500 euros qui file vite

Un vélo électrique urbain maniable et léger à la conduite sportive équipé du dernier moteur de Bosch peut-il rivaliser avec les VAE pour la ville classiques ?
Scott a décidé de renouveler une partie de sa gamme de vélos urbains. La raison ? L’arrivée sur le marché d’un moteur qui change la donne et qui permet de réduire considérablement les prix. Le premier de cette nouvelle lignée, c’est le Sweep 10 un VAE certes taillé pour la ville mais résolument sportif.
Que vaut ce nouveau vélo électrique équipé du moteur Hub Line ? Scott est-il parvenu à tirer la quintessence du moteur de Bosch avec un cadre sportif et son savoir faire éprouvé sur ce type de vélos ? C’est ce que nous avons voulu vérifier avec le test du Sweep 10 de Scott.

Design : pas là pour enfiler des perles
Un vélo pour aller vite. Le design du Sweep 10 ne dit rien d’autre qu’une recherche de vitesse et d’efficience sur la route. Certes, quelques éléments confirment qu’il s’agit d’une vélo de ville mais la position de conduite, la forme du cintre ou encore la géométrie du vélo le classent définitivement dans la catégories de VAE sportifs.
Dès le premier coup d’oeil, le Sweep 10 invite à l’essayer et donne immédiatement envie de s’amuser. C’est une première réussite qu’il ne faut pas négliger. Un vélo se doit aussi d’être plaisant et inviter au plaisir. La simplicité et les traits tout en fluidité du VAE de Scott ne disent pas autre chose. Son coloris, un blanc cassé rehaussé de quelques subtiles touches de couleur va aussi dans ce sens.
Pour couronner le tout, l’ensemble ne présente aucune soudure exagérée, l’assemblage est parfaitement maîtrisé, bref nous avons affaire à du travail de qualité.
Équipement : sobre et sérieux
Le Sweet 10 ne fait pas dans le superflu pour ce qui est de son équipement. Il emporte juste ce qu’il faut pour être à l’aise dans un environnement urbain et c’est à peu près tout. On y trouve des garde-boue, une béquille et un éclairage Busch und Müller de qualité, mais pas de porte-bagages à l’arrière. Il faudra se contenter de ses crochets latéraux et d’une charge maximale de 8 kg.

Inutile également de chercher une courroie. À l’inverse d’un Moustache et de son Lundi 27, Scott a fait un choix clair en faveur de la chaine. Pour ce qui est de la transmission, le système Shimano Cues de 9 vitesses (11-46 T) s’est avéré très pertinent lors de notre test. Il permet d’emmener le vélo facilement et d’avoir encore un peu d’allonge une fois l’assistance désengagée à 25 km/h.
Le système de freinage est aussi signé Shimano. Il s’agit de freins hydrauliques à deux pistons qui fonctionnent avec des disques de 180 mm et qui s’avèrent eux aussi parfaitement adaptés à un usage urbain, même intensif.

Le Sweep 10 affiche un poids total de 22 kg ce qui peut sembler quelque peu élevé compte tenu du minimalisme affiché par le VAE. Nous aurions aimé que le passage à un moteur moyeu et que la taille relativement compacte de la batterie permettent de descendre sous les 20 kg, mais force est de constater que Scott, comme ses concurrents, n’est pas encore parvenu à cette prouesse sans en passer par un cadre en carbone.
Au final, le Sweep 10 propose un équipement tout à fait adapté et pertinent compte tenu de l’orientation sportive de son VAE.
Moteur : un Hub Line qui fait le boulot
Lancé au début de l’été, le Hub Line de Bosch a été un tremblement de terre dans l’industrie du vélo électrique. Premier moteur à moyeu de l’accessoiriste allemand, il a pour principale conséquence d’abaisser le ticket d’entrée dans l’écosystème Bosch, le plus abouti du marché.
Depuis son lancement, nous le savons, nous allons être amenés à croiser régulièrement cette motorisation autrefois méprisée par Bosch.

Ainsi, nous avons déjà pu avoir un aperçu des performances du Hub Line lors des tests de l’excellent Canyon Roadlite:ON, mais aussi sur la nouvelle version de l’iconique Lundi 27 de Moustache. Chez Scott, l’intégration est peu ou prou la même que chez ces deux concurrents directs : un moteur bien logé dans le moyeu de la roue arrière, une batterie de 360 Wh dans le tube diagonal et un Purion 200 pour commander le tout.
Pour avoir un aperçu complet des performances du moteur moyeu de Bosch, nous vous invitons vivement à relire ces deux tests. Car pour le dire clairement, elles sont identiques chez Scott et pourraient se résumer de manière assez simple : le Hub Line est un moteur plutôt intéressant mais quelque peu caricatural dans la façon avec laquelle il délivre son assistance. Celle-ci est presque sous-dosée dans les modes « Eco » et « Tour » et excessive dans le mode « Turbo ».

Qui plus est, l’absence d’un capteur de couple est quelque peu problématique venant du motoriste de référence. En revanche, lorsqu’on se penche sur le couple délivré (45 Nm) et sur le bruit du moteur, Bosch fait valoir son savoir-faire.
En d’autres termes, le Hub Line est un très bon moteur de vélo électrique « accessible », mais dans la mesure où il est signé Bosch, nous étions en droit d’attendre une expérience plus aboutie.
L’écosystème Bosch : le petit truc en plus
Qui dit Bosch ne dit pas seulement moteur. Or si nous avons quelques griefs à l’égard de ce dernier, il est un point sur lequel l’Allemand n’a pas d’équivalents pour l’instant, du moins : l’écosystème. Les vélos équipés d’un moteur Bosch le sont aussi pour leur batterie et leur afficheur. L’ensemble coexiste au sein du Bosch Smart System et bénéficie d’une application complète et bien rodée.

C’est évidemment à prendre en compte lorsqu’on choisit un vélo électrique et dans le cas de ce Sweet 10, c’est un avantage indéniable. En plus de l’application et de ce qu’elle offre comme mesures de localisation, de protection et de révision de son VAE, le vélo urbain de Scott se voit équipé d’un afficheur Purion 200, certes réduit mais hyper efficace, et d’une batterie PowerTube dont la qualité et l’endurance ne sont plus à prouver.
Le Sweep 10 sur la route : son plus grand point fort
C’est une chose de donner envie d’aller rouler dès le premier coup d’œil. C’en est une autre d’assurer une fois lancé sur la route. Disons-le tout de go : c’est justement une fois enfourché que le Sweep 10 se montre le plus convaincant. Facile à manier, suffisamment rigide pour être joueur et très simple à prendre en main, il met immédiatement à l’aise son pilote.
Quelques tours de roue suffisent à en prendre la mesure, on retrouve le coup de fouet du moteur Hub Line, on se prend à tester le mordant des freins Shimano MT200 et à relancer aussitôt après un petit dérapage. Se faufiler entre les voitures et autres obstacles de la ville prend des allures de jeu et lorsqu’il faut accélérer on se retrouve dans une position d’attaque très confortable.
Certes, cette géométrie ne conviendra pas à tout le monde et certains habitués des VAE urbains classiques regretteront de ne pas pouvoir avoir le dos droit ou un certain manque de visibilité dû à la position de conduite. En revanche, pour ceux qui sont un peu plus à l’aise avec cette position sportive et qui sont davantage dans une recherche de vitesse et de dynamisme, le Sweep 10 pourrait être le compagnon idéal.
Sweep 20 et Sweep 20 Wave
Le Sweep 10 n’arrive pas seul en cet automne 2026. Scott accompagne sa commercialisation de deux autres Sweep, le 20 et le 20 Wave, dont on peine à comprendre l’appellation tant ils diffèrent du vélo de notre test. Qu’importe, sachez simplement que si vous allez voir votre vélociste pour lui demander d’essayer le Sweep de Scoot, il faudra se montrer précis.
Les Sweep 20 et 20 Wave (qui sont en réalité la déclinaison d’un même cadre ouvert ou fermé) sont des vélos bien plus typés ville. S’ils disposent d’un équipement assez proche et notamment du même couple moteur/batterie, ils diffèrent donc par leur confort de conduite, la présence d’une fourche suspendue, mais aussi par leur prix puisqu’ils sont 100 euros moins chers que le Sweep 10.
Autonomie : juste ce qu’il faut
Doté de la même batterie de 360 Wh que les autres vélos électriques du marché équipés de la motorisation Hub Line de Bosch, le Sweep 10 devrait afficher des performances assez proches de ce que nous avons pu constater sur le test du Moustache Lundi 27, par exemple, qui affiche un poids et des qualités dynamiques assez proches.

Il convient ici de préciser qu’il s’agit d’une appréciation de notre part et non d’un relevé effectué au cours de notre trajet de vélotaf habituel. Pour autant, compte tenu de la consommation réelle constatée et de notre connaissance de ce couple moteur/batterie, notre estimation nous semble relativement réaliste.
En revanche, Scott a eu la bonne idée d’opter pour une batterie amovible. Seul bémol : celle-ci se retire par le dessous du tube diagonal, ce qui n’est pas des plus pratiques. En revanche ce choix s’entend dans l’optique de garder un design le plus homogène possible.
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