Viol d'une détenue, évasion et agression d'agents : que se passe-t-il à la prison de Haren ?

Jeudi, il est 7h30 quand un détenu parvient à s'évader de sa cellule. Il déjoue le système de contrôle de l'établissement sans aucune violence. Son co-détenu avait une permission de sortie et il l'a simplement suivi sous la supervision d'un agent encore en stage. Pour Yasin Sarikaya, vice-président de la CSC Services publics prison de Bruxelles, plusieurs facteurs sont à prendre en compte. "Le problème, c'est qu'on a beaucoup de nouveaux. Certains ont été formés, mais ce n'est pas suffisant par rapport à la taille de l'infrastructure. Il y a 1443 détenus alors que nous n'avons que 1190 places. Le nombre d'agents ne suit pas le nombre de détenus", déplore-t-il. Le détenu a finalement été retrouvé dans l'après-midi dans le centre de Bruxelles.
Plus tôt dans la semaine, quatre agents ont été blessés par un détenu qui présentait des troubles psychiatriques. Des accidents liés, selon les syndicats, au manque de personnel et à la surpopulation. "Cela entraine de graves problèmes de sécurité. On a tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises pour qu'on puisse mettre en place des lois ou des systèmes pour diminuer cette surpopulation et recruter massivement des agents", explique le vice-président de la CSC Services publics prison de Bruxelles.
Autre fait en date de mercredi, une détenue a été violée par un autre détenu alors qu'elle travaillait dans l'atelier de la prison.
La prison de Haren est considérée comme l'établissement pénitentiaire le plus moderne de Belgique, pourtant, les agents ne s'y sentent plus en sécurité.
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