Déneigement à Montréal | « On va être prêts à affronter l’hiver », promet Martinez Ferrada

Après plusieurs ratés observés dans le déneigement l’hiver dernier, l’administration Martinez Ferrada promet de faire mieux cette année. La Ville s’engage au passage à colmater davantage de nids-de-poule au printemps, après une saison historique marquée par une explosion de leur nombre.
Publié à
« On va être prêts à affronter l’hiver et, surtout, on va être prêts à affronter le printemps prochain », a illustré la mairesse mercredi, en marge d’une séance du comité exécutif montréalais.
Lors d’une allocution, elle a de nouveau blâmé l’héritage de l’administration de l’ancienne mairesse Valérie Plante en matière d’entretien. L’hiver dernier, environ 25 % des équipements étaient inutilisables, selon les données alors fournies par la Ville.
Au total, la Ville de Montréal possède plus de 1200 véhicules servant au chargement de la neige et au déneigement des rues, dont des chenillettes, des souffleuses, des épandeurs et des camions-chargeurs.
Le printemps, ces mêmes véhicules peuvent ensuite servir au nettoyage des rues et au colmatage des nids-de-poule. Or, plus de 300 de ces véhicules seraient en « mauvais » ou « très mauvais » état, dont plusieurs sont carrément mis au rencart dans un garage.
« Nous sommes arrivés dans cette administration avec un bilan malheureusement assez désastreux de l’état de nos équipements, du manque de ressources. Cette année, on ne veut pas revivre ça », a évoqué Mme Martinez Ferrada.
Pour tenter de renverser la tendance, l’élue présentera ce jeudi une « stratégie hivernale » censée répondre aux attentes des Montréalais, « en s’assurant de donner les services qui sont nécessaires aux citoyens ».
Davantage de décentralisation ?
Selon nos informations, le tout devrait comprendre des changements en profondeur dans le système. Le responsable du déneigement Luis Miranda, qui sera sur place, veut par exemple donner plus d’autonomie aux arrondissements pour qu’ils puissent charger la neige sans attendre l’aval de la ville-centre.
M. Miranda est reconnu pour avoir souvent fait cavalier seul dans Anjou en matière de déneigement. L’hiver dernier, son arrondissement avait d’ailleurs décrété un chargement de la neige, alors que tous les autres arrondissements et même la ville-centre avaient préféré la laisser fondre.
Les attentes sont grandes, puisque l’an dernier, le déneigement avait suscité beaucoup de critiques envers la Ville en raison de retards dans le déblaiement et le salage des rues. Lors de la bordée du 16 janvier, des autobus étaient coincés dans des côtes et plusieurs sorties de route étaient survenues.
Mme Martinez Ferrada devrait aussi faire le point sur le colmatage des nids-de-poule, dont le nombre a littéralement explosé à Montréal dans la dernière année, atteignant des sommets en dizaines de milliers de signalements au 311.
Le cœur du problème, c’est que les trous ne se remplissent qu’à la pelle depuis des mois, l’ensemble des Pythons 5000, ces machines de colmatage mécanique, étant brisées. Leur absence fait mal, puisqu’un Python peut boucher un trou en moins de deux minutes et en faire plus de 300 par jour. Cela représente un rythme d’environ 100 000 par année.
L’été dernier, la Ville a finalement relancé un appel d’offres pour remplacer ces machines hors service. Montréal s’était retrouvé l’hiver dernier sans contrat, après l’échec de deux appels d’offres. L’administration municipale a ainsi été contrainte d’accorder des contrats en urgence à deux reprises, devant la multiplication des trous.
En mai, Soraya Martinez Ferrada s’est donné un horizon d’un an pour acquérir de nouveaux équipements fiables. L’administration teste même depuis peu de nouvelles machines conçues en Europe.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.