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Thursday, October 1, 2026

Que promettent les partis politiques du Québec pour les aînés?

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On les dit un électorat de plus en plus influent en raison notamment de leur nombre grandissant et de leur fort taux de participation au vote. Or, si les aînés ont fait l’objet de certaines des promesses les plus généreuses des élections québécoises, c’était de la part de partis politiques plutôt chiches.

La bonification des soins à domicile se classe parmi les engagements ayant la plus forte incidence budgétaire de la campagne électorale québécoise, selon la synthèse des cadres financiers des principaux partis politiques en lice faite par la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke.

Le Parti québécois (PQ) promet d’y consacrer 1,3 milliard supplémentaire en quatre ans pour hausser le nombre d’heures de soins offertes. Le Parti libéral du Québec (PLQ) ajouterait 700 millions aux soins à domicile durant la même période. Le Parti conservateur du Québec parle d’un plan de 624 millions sur cinq ans qui prendrait la forme d’une allocation aux particuliers, qui pourraient choisir d’aller chercher des services auprès d’un CLSC, d’une entreprise d’économie sociale ou du privé.

Québec solidaire (QS) investirait 750 millions « dès cette année » et ferait passer, d’ici 10 ans, de 15 % à 60 % la part des soins de longue durée aux aînés offerts à domicile. La Coalition avenir Québec (CAQ), de son côté, s’engage à ajouter un milliard sur quatre ans pour augmenter les services de soutien à domicile.

L’amélioration de l’offre de soins à domicile est la principale mesure réclamée par les organisations de défense des intérêts des aînés en matière de santé. Comme pour les plus jeunes, un coup de pouce en ce qui a trait à l’accès au logement ainsi que pour faire face à la hausse du coût de la vie compte aussi parmi les enjeux prioritaires. L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) réclamait également une meilleure offre de modes de mobilité durable.

D’autres mesures

Bien prévenus de la faible marge de manœuvre dans les finances publiques, les principaux partis en lice ont généralement fait preuve de retenue dans leurs engagements durant la campagne électorale qui s’achève. Ils se sont néanmoins efforcés à répondre aux demandes des électeurs à têtes grises.

Trouvant ses plus forts appuis chez les électeurs de 55 ans et plus, la CAQ a promis d’augmenter de 2000 $ à 2200 $ le montant maximal de crédit d’impôt remboursable pour les aînés à revenu modeste et de rehausser à 35 000 $ le seuil de revenu imposable pour les travailleurs de 65 ans et plus encore actifs dans des professions en pénurie de main-d’œuvre, comme celles d’enseignant, d’infirmière ou de préposé aux bénéficiaires. On s’y engage aussi à construire 2000 logements abordables pour aînés et à offrir un crédit d’impôt de 7500 $ aux familles qui adaptent leur résidence afin d’accueillir un proche aîné.

Au PLQ, on parle d’ajouter 40 000 logements sociaux et abordables d’ici cinq ans, dont une part importante réservée aux clientèles les plus vulnérables, notamment aînées. Si l’on ne compte pas se mêler du prix général des loyers, on entend faire une exception pour les résidences pour personnes âgées, où l’on resserrait les règles sur les hausses.

Au PQ, on évoque une aide financière de 10 000 $ pour la transformation d’une propriété en maison intergénérationnelle et un accès plus facile au crédit d’impôt pour le maintien à domicile.

Chez QS, on veut rendre le transport collectif gratuit pour les personnes âgées. On revient aussi avec la promesse de remplacer les CHSLD par des « résidences locales de soins » qui, comme les centres de la petite enfance, seraient administrées par les familles, les bénéficiaires et les membres de la communauté.

Bien, mais on doit faire mieux

Tout cela est bien, mais nettement insuffisant, estime le président national de l’AQDR et co-porte-parole de la Coalition pour la dignité des aînés, Pierre Lynch. « Il y a toutes sortes de mesures intéressantes, mais c’est loin d’être assez. Et je n’y trouve pas de visions d’ensemble de la situation. »

« Je ne sais pas si on est au courant, mais on a un problème de vieillissement rapide de la population. Cette part grandissante de la population a des besoins particuliers dont il faudra bien tenir compte un jour », a-t-il soupiré.

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