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Sunday, November 1, 2026

Une soirée encourageante pour ceux qui veulent faire leur place

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Il y a des jeunes qui tentent par tous les moyens de faire leur place. Il y a des vétérans qui luttent pour garder la leur. Et entre les deux, il y a une équipe qui attend la collaboration de tous pour poursuivre ses succès en l’absence de quelques joueurs-clé.

La victoire de 5-4 du Canadien sur les Penguins de Pittsburgh, rendue peut-être plus compliquée qu’elle n’aurait dû l’être vraiment, a permis à Owen Beck et Chris Kreider de soigner leur confiance et de prouver leur utilité à l’équipe. Voilà deux joueurs aux antipodes de leur carrière qui, au retour de Nick Suzuki et Ivan Demidov, pourraient très bien voir leur poste fragilisé. Mais en quittant le Centre Bell, samedi, ils ont dû sentir qu’ils avaient participé à l’attitude championne que prêchait leur entraîneur-chef plus tôt en journée.

Plusieurs ont regretté de voir Beck sauter son tour pendant trois matchs après avoir joué un très bon match à Chicago la semaine dernière. Même s’il n’a joué que 8:51, il a fait en sorte que Martin St-Louis y pensera deux fois la prochaine fois avant de le retrancher.

Quelques cafouillages, une punition à Noah Dobson et un but des Penguins après un peu plus de deux minutes de jeu avaient ébranlé le Canadien en lever de rideau.

Or, un trio de jeunes joueurs formé de Owen Beck, Oliver Kapanen et Florian Xhekaj – formé inopinément en raison du forfait de Kirby Dach, malade – a assuré la riposte.

Une très belle passe de Beck à Kapanen et boum, le Canadien égalait la marque 33 secondes après le but d’Erik Karlsson.

Selon St-Louis, la sortie de zone et le but de ce trio a permis au Canadien de respirer et de vraiment entrer dans le match.

Les Penguins n’ont jamais eu les devants par la suite, de sorte que le CH demeure l’équipe qui a le moins souvent tiré de l’arrière dans un match cette saison.

On a quelques joueurs clés qui ne sont pas dans la formation en ce moment et qui, espérons-le, vont revenir bientôt, a indiqué Josh Anderson. Mais vous voyez Beck entrer en jeu et jouer comme il l’a fait ce soir. Il s’est créé quelques occasions et a livré tout un combat. Flo [Florian Xhekaj] a eu un excellent match. Tout le monde est à fond et joue vraiment bien.

Un joueur de hockey patine pendant un entraînement.

Owen Beck (photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Beck de plus en plus à l'aise

C’est la troisième année où Beck obtient une occasion de se faire valoir dans la LNH, et ses plus récents matchs suggèrent qu’il comprend de mieux en mieux ce qu’il doit faire pour y rester.

Je trouve qu’il a l’air d’un joueur de la Ligue nationale, a dit St-Louis. Il a joué à Chicago et ensuite il n’a pas joué pendant trois matchs, mais ce n’était pas à cause de son jeu. Il cogne à la porte. Il amène beaucoup : son intensité, sa rapidité, sa robustesse… Il est capable de jouer au hockey aussi. Il a un bon lancer et il a fait un excellent jeu sur le but de Kapi.

Beck a lancé qu’il ne se souvenait pas d’avoir eu autant de plaisir un samedi soir qu’il en a eu face aux Penguins. Ses quelques mises en échec ont été tonitruantes, il a corrigé le pauvre Blake Lizotte qui était bien mal campé pour quelqu’un qui voulait se battre, et il aurait pu ajouter un but s’il n’avait pas raté à la droite du filet sur une superbe passe de Florian.

Beck était heureux de sa soirée.

Dans mes trois ou quatre premiers matchs cette année, tout a semblé se mettre en place dans mon jeu, a décrit Beck. J'ai vraiment l'impression d'avoir trouvé mes marques

Ce n’est pas évident pour des jeunes comme Beck ou Florian Xhekaj. Le Canadien n’en est plus à une étape où il va donner énormément d’espace à ses jeunes joueurs pour dénicher parmi eux les joueurs clés de la prochaine génération. C’est un groupe plus établi, qui veut continuer de gagner en expérience, et qui est à l’affût pour ajouter encore plus de talent de pointe à l’attaque.

Beck doit démontrer qu’il peut fleurir dans un rôle de soutien et qu’il n’est pas interchangeable.

Mais à chaque jour qu’il passe avec le Canadien, il regarde aller Phillip Danault et Jake Evans et il s’inspire de leur façon de jouer en se disant qu’un jour, lorsqu’il se sera établi en tant que joueur de centre, il sera dans la même lignée qu’eux.

Un ajustement qui n'est pas immédiat

Une fois de plus, face aux Penguins, l’apport de Danault et Evans sur la ligne de centre a été crucial en l’absence de Suzuki. Le p’tit gars de Victoriaville disputait un 800e match dans la LNH et il a été l’attaquant le plus utilisé des siens.

À sa manière, Danault peut servir d’exemple autant à Beck qu’à Kreider.

Car s’il peut montrer à un aspirant centre sur 200 pieds comment il faut s’y prendre, il peut aussi rassurer un vétéran qui vient d’arriver que l’ajustement au style de jeu du Canadien finit par se produire à un moment donné.

Je l’ai dit l’an passé, ce n’est pas facile de venir dans un système comme ça, a rappelé Danault. C’est ultra rapide. En partant de l’Ouest, ici c’est beaucoup plus de rapidité et beaucoup de petits détails. Martin apporte un nouveau détail à chaque match ou presque.

Mais une fois que tu entres dans l’ADN du Canadien sous Martin, c’est vraiment le fun à jouer, a-t-il ajouté.

Kreider n’a passé qu’un an dans l’Ouest américain après plus d’une décennie à New York, mais il peine par moments à s’adapter à son nouvel environnement.

Au plan statistique, ses débuts avaient été encourageants avec deux matchs de deux points au cours des trois premiers matchs. Mais s’en est suivi une longue disette qui l’a vu être muté d’un trio à l’autre, perdre une brève opportunité de jouer sur la première unité d’avantage numérique, et voir son temps de jeu s’étioler progressivement.

Il avait besoin du genre de match qu’il a connu face aux Penguins, et pas seulement à cause du but qu’il a marqué. Aux côtés d’Evans et Anderson, tout son jeu a semblé plus fluide et plus habité.

Pour moi, c’est un véritable tourbillon d’essayer de me mettre sur la même longueur d’onde que tout le monde. C’est une question de communication. Il faut avant tout comprendre le système de jeu, évidemment, mais aussi comprendre ce que les gars font sur la glace et les lectures qu’ils font. Parce qu’au final, c’est instinctif. Tu n’as pas le temps de réfléchir, le jeu va trop vite.

Avec la pression des jeunes qui poussent, avec les blessés qui finiront par revenir et les efforts de l’état-major d’améliorer l’équipe, Kreider doit sentir une certaine urgence à démontrer sa pertinence, surtout qu’il opère sur la base d’un contrat d’un an.

Il a un allié de longue date en Martin St-Louis, mais il n’aura pas pour autant de traitement de faveur.

Ce n’est pas linéaire, mais il s’en va dans la bonne direction, a dit St-Louis. Un match comme ce soir pourrait aider le joueur à relaxer un petit peu et à prendre confiance.

L’impact du trio Kreider-Evans-Anderson face aux Penguins a aussi constitué un soulagement aux yeux d’Anderson, qui sentait le besoin de rebondir après quelques matchs plus difficiles.

Anderson a été la première étoile de la rencontre en vertu de sa production offensive, mais le lancer qu’il a bloqué avec 50 secondes à jouer dans le match s’est avéré presque aussi précieux.

Le CH n’a pas connu une bonne troisième période, et il a eu besoin de Jacob Fowler et de 12 tirs bloqués pour protéger son avance.

Il n'y a pas d'ego dans le vestiaire , a constaté Kreider après cette cinquième victoire consécutive du Canadien.

Tout le monde est prêt à faire ce qu'il faut, quelle que soit la tâche à accomplir.

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