PunchWike remains an asset to APC, shouldn’t be embarrassed — LawmakerInquirer8 ex-NPA rebels surrender in Northern SamarCNN TürkBORSA NEDEN DÜŞTÜ? BİST 100’de sert düşüş | Borsa İstanbul bugün neden düşüyor, son durum ne?וואלההמשטרה נערכת לדרבי התל אביבי בכדורסל: מאות שוטרים יתפרסו באזור היכל מנורהThe Jerusalem PostJustice Minister allows Shin Bet to decide on security for party leaders after full panel no-showInquirer EntertainmentTeenage fan dies after medical emergency before Stray Kids concert in ArgentinaRTP DesportoLiga Europa. Benfica vence AC Milan de Rúben Amorim por 2-0UOLPeter Max, conhecido pela arte símbolo dos anos 1960, morre aos 88 anosХабрОтказоустойчивость в мультиклауде: архитектура и реальные кейсыObservador DesportoCanadá vai defender aproximação à UE no Parlamento EuropeuThe RegisterJudge orders Microsoft to spill internal docs and scour execs' comms in secondhand licensing caseIl Fatto Quotidiano“Ce l’avete fatta a farmi scendere la lacrimuccia”: Edelfa Chiara Masciotta rompe il silenzio sull’incidente che le ha cambiato la vita con cinque operazioni
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, September 17, 2026

Le stock d’eau douce de la planète au plus bas depuis plus de 30 ans, l’OMM alerte sur les graves conséquences

Translate

En 2025, les cours d'eau du monde entier ont connu l'une des années les plus sèches depuis plus de 30 ans, souligne un nouveau rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Les scientifiques s'inquiètent de la poursuite du déclin à long terme des réserves d'eau douce et du recul des glaciers. L'agence onusienne souhaite une prise de conscience globale, car les répercussions du changement climatique sur les ressources en eau concernent l'ensemble de la planète.

Publié le :

3 min Temps de lecture

Entre surplus et déficits, le cycle de l'eau est devenu « plus irrégulier et plus imprévisible », résument les scientifiques. Selon leurs données, les sept dernières années ont été marquées par des débits fluviaux anormaux. Le stockage d'eau terrestre – dans les eaux souterraines ou les lacs et rivières par exemple – est en baisse depuis le milieu des années 2010. Et pour la quatrième année consécutive, toutes les grandes régions glaciaires de la planète ont perdu de la masse. En temps normal, ces réserves évitent qu'une simple sécheresse ou qu'une saison sèche ne se transforme directement en crise de l'eau.

« Nous sommes en train de vider ces réserves, a alerté la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, devant les journalistes. Les eaux souterraines suivent cette tendance : près des deux tiers des puits surveillés dans le monde ont affiché en 2025 des conditions s'écartant de la norme historique. En parallèle, nous observons une augmentation des catastrophes liées à l'eau. Le renforcement d'El Niño va accroître le risque de sécheresse dans certaines régions et celui d'inondations dans d'autres. »

L'agence des Nations unies avertit ​des conséquences graves à long terme de la tendance, ‌car ces réserves protègent la planète lors des années particulièrement sèches, comme en 2026. Ces « tendances [sont] lourdes de conséquences pour les populations et les économies à l'avenir », explique dans un communiqué l'OMM.

En parallèle, les catastrophes liées à l'eau, comme des pluies dévastatrices, touchent diverses régions du monde, comme en Asie et en Afrique. Le chercheur Wayne Jenkinson a travaillé sur le rapport : « Il y a eu des inondations en République démocratique du Congo avec plus de 100 victimes par exemple. Le rapport montre que le centre de l'Afrique est une zone qui montre en général une augmentation en matière de disponibilité de l'eau en 2025. »

Selon le rapport, l'Asie et l'Afrique ont connu à elles deux, ces cinq dernières années, au moins la moitié de l'ensemble des épisodes extrêmes liés à l'eau qui ont été recensés et plus de 80 % des décès associés qui ont été signalés.

Les cours d'eau avec un écoulement « normal » au plus bas depuis 1991

Il montre également que ces sept dernières années, le nombre de cours d'eau dans le monde présentant un écoulement « normal » a été le plus faible depuis 1991, avec des écoulements inférieurs à la normale sur plus de 36 % de la superficie des bassins hydrographiques mondiaux.

D'autres zones comme la Corne de l'Afrique ont montré que 2025 a été l'une des années les plus sèches, avec beaucoup de personnes déplacées en Somalie par exemple. Or, l'eau ne connaît pas de frontières, souligne l'Organisation météorologique mondiale. Le bilan hydrique d'un bassin versant dépend de ce qu'il se passe dans plusieurs pays. Il faut donc une politique climatique mondiale pour protéger cette ressource vitale. 

En Suisse, la fonte des glaciers menace les réserves d’eau et l’hydroélectricité

Avec notre envoyé spécial dans le canton du Valais, Jérémie Lanche

Avec ses 225 millions de m³ d'eau récupérée dans le massif du Mont-Blanc, le barrage d'Emosson est la 2ᵉ plus grande retenue d'eau de Suisse. Mais c'est à Martigny, 20 kilomètres plus loin et 1500 mètres plus bas, que l'eau est turbinée à la centrale de la Batiaz. « Là, on voit le groupe 1. C'est donc un des 2 groupes de production hydroélectrique qui fait partie de l'aménagement d'Émosson. C'est un groupe de 90 mégawatts. C'est à peu près 2 000 fours à raclette qui fonctionnent toute l'année », explique Olivier Bernard, le directeur du site.

Il sait que le barrage est un peu préservé par rapport à d'autres installations qui ne reçoivent pas d'eau des glaciers. Mais un été comme celui-ci l'inquiète forcément : « Moi, je dirais qu'en fait, là, on tape dans le capital parce qu'on table sur des baisses de 10 à 15 % à long terme des apports d'eau. »

L'essentiel des apports vient en fait de la pluie et de la neige. Mais la neige, elle aussi, a tendance à diminuer. Il faudra donc faire des aménagements quoi qu'il arrive. « Aujourd'hui, sous le glacier d'Argentière, on a beaucoup de galeries et de puits. Mais avec le recul du glacier, ces puits ne récupèrent plus d'eau. On va donc devoir adapter tout ça et peut-être faire de nouveaux puits pour suivre ce recul des glaciers », continue Olivier Bernard.

Au niveau national, le taux de remplissage des barrages a atteint un niveau historiquement bas. Pour la première fois en Suisse, les panneaux solaires ont produit plus d’électricité cet été que les centrales hydroélectriques.

À lire aussiAllemagne: le niveau historiquement bas du Rhin menace l'industrie

View the original on RFI

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.