Le Venezuela débloque des portails d'information censurés depuis des années

Des militants, des journalistes et des ONG dénoncent depuis des années le blocage de sites web, y voyant un mécanisme de censure. Pour y accéder au Venezuela, il fallait utiliser un VPN (réseau privé virtuel).
Des journalistes de l'AFP ont notamment pu accéder aux sites internet d'El Nacional, d'Efecto Cocuyo et d'El Pitazo, trois des principaux médias en ligne. "À la suite de l'annonce faite par le régime, dès la nuit de mercredi, il a été possible de constater sur le territoire vénézuélien, avec différents opérateurs, qu'on pouvait accéder à www.ntn24.com sans utiliser de VPN", a souligné ce média sur son site Internet.
La Commission nationale des télécommunications (Conatel) a annoncé sur son site internet le "rétablissement officiel de l'accès à diverses plateformes et à des médias de communication numériques nationaux et internationaux".
L'ONG de défense des droits numériques VE Sin Filtro (Sans filtre) a vérifié l'accès à dix portails web auprès de plusieurs fournisseurs d'accès à internet. Elle recense encore au moins 194 sites web bloqués au Venezuela, dont ceux de 84 médias d'information.
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