PunchInfantino hails Flamingos’ historic U-17 World cup triumphCNN TürkYeni Parti'de ön seçim heyecanı! Gözler sandıktaDaily MaverickSOUTH AFRICAN CONNECTION: How an anglophone education in Durban shaped Fernando Pessoa, giant of European literatureThe Jerusalem PostIDF faces severe manpower crisis as recently released reservists called back to duty한겨레11월 9일 한겨레 그림판ColliderTom Hanks’ WWII Thriller Masterpiece Officially Crosses Massive MilestoneZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFSRF NewsParmelin-Nachfolge – Mit Aeschi erhält das Kandidatenfeld klare KonturenNHK 社会山林で女性遺体 女性が相談も警察は意向受け警告行わずWirtualna PolskaPotrzebna natychmiastowa pomoc. Ukraina na krawędzi kryzysuHabertürkValencia 90+6'da attı Boca şampiyon olduESPNMessi makes history as 1st back-to-back MLS Golden Boot winner
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, November 8, 2026

Où est la croix du mont Royal ?

Translate

Le paysage montréalais n’est plus le même depuis le 14 octobre. On ne voit plus la croix du mont Royal, qui a été retirée de sa base pour des travaux. Nous avons eu la chance de visiter le chantier au sommet de la montagne. Rassurez-vous : l’emblème de Montréal n’a quitté les airs que pour mieux revenir… et briller de ses 156 nouvelles ampoules !

Publié à

La partie supérieure de la croix est tout près de son nid et elle devrait être remise à la place qu’elle occupait depuis 102 ans à la fin du mois de novembre. « La croix repose sur un échafaudage temporaire, précise Daniel Aksenov, ingénieur à la Ville de Montréal. Nous mettons les efforts afin de potentiellement l’illuminer cette année. Par contre, il est possible qu’elle le soit l’automne prochain selon la météo que nous aurons », souligne le chargé de projet en gestion des travaux de projets de réfection.

  • Une fois retiré de sa base, le sommet de la croix du mont Royal est sécurisé et immobilisé à l’aide de multiples supports.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Une fois retiré de sa base, le sommet de la croix du mont Royal est sécurisé et immobilisé à l’aide de multiples supports.

  • On a rarement la chance de voir la croix de si près.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    On a rarement la chance de voir la croix de si près.

  • Les ingénieurs Daniel Aksenov et Marc Simard discutent avec un surveillant du chantier.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Les ingénieurs Daniel Aksenov et Marc Simard discutent avec un surveillant du chantier.

  • Le chantier vu de haut

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Le chantier vu de haut

  • Les promeneurs sur le mont Royal peuvent voir le sommet de la croix temporairement retiré.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

    Les promeneurs sur le mont Royal peuvent voir le sommet de la croix temporairement retiré.

1/5

Les travaux, dont la facture s’élève à 3,7 millions de dollars, comprennent le remplacement du système d’éclairage par 156 ampoules DEL de couleur blanche (rappelant l’éclairage d’origine de 1924), et un renforcement du « tronc » en acier que l’entrepreneur, les Constructions ConCreate, assure à son atelier de l’arrondissement de Saint-Laurent. Cela diminue l’empreinte des travaux au parc du Mont-Royal et rend les travaux plus sûrs, précise Daniel Aksenov.

Des travaux pas comme les autres

Quand l’ingénieur et chef de section à la Ville Marc Simard a rencontré Daniel Aksenov pour lui confier le projet, il l’a bien averti que c’était « hors du commun ». « Qui peut écrire dans son CV qu’il a travaillé sur la croix du mont Royal ? Ça n’arrive pas souvent dans une vie », lui a-t-il lancé. « C’est un très beau défi », acquiesce le jeune ingénieur de 32 ans, qui a consulté des photos de l’époque où il y avait une ancienne piste de ski et un remonte-pente, fermé en 1979.

PHOTO HARRY SUTCLIFFE, ARCHIVES, FOURNIE PAR LE MUSÉE MCCORD STEWART

Photo de la collection du Musée McCord Stewart témoignant de l’époque où on faisait du ski sur le mont Royal.

Est-ce que les deux ingénieurs étaient stressés le jour où la grue a retiré le sommet de la croix pour le déposer quelques mètres plus loin ? « On ne pouvait pas se permettre de l’échapper », badine M. Simard. La grue était sur « des matelas de bois » pour assurer une stabilité des opérations, ajoute-t-il plus sérieusement. Ensuite, il a fallu sécuriser et immobiliser la structure de métal faisant 12 mètres de haut, avec des supports de toutes sortes.

Une échelle permet aux ouvriers, dont les monteurs d’acier, d’atteindre une plateforme de bois installée sous les bras de la croix. Les représentants de La Presse ont pu la gravir et ce fut émouvant d’être au cœur du phare de la métropole.

Un retrait temporaire, mais nécessaire

Responsable de la mobilité et des infrastructures au comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan DeSousa a célébré son 25e anniversaire à la mairie de l’arrondissement de Saint-Laurent. Il a été témoin en tant qu’élu de plusieurs travaux effectués sur la croix du mont Royal, mais jamais il n’a vu le ciel de Montréal sans elle. « J’étais là quand on a fait des travaux en 2007, 2008 et 2010 », mentionne-t-il.

M. DeSousa souligne le souci du détail pour préserver son cachet d’origine et sa grande valeur patrimoniale : le choix des boulons remplaçant les anciens rivets, par exemple. « Une attention a été portée pour minimiser la pollution lumineuse et tenir compte de la faune et la flore », signale-t-il.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

L’ingénieur Marc Simard, chef de section à la conception et la réalisation des projets d’ingénierie à la Ville de Montréal, et Alan DeSousa, responsable de la mobilité et des infrastructures au comité exécutif

D’ici la remise en place de la croix sur son socle prévue à la fin du mois de novembre, le public peut voir les travaux de relativement près en empruntant le chemin Olmsted.

La durée des travaux est de trois ans, mais le plus gros sera complété dans la prochaine année. Ensuite, il va surtout rester de l’aménagement paysager. Il faut considérer la période de nidification des oiseaux migrateurs.

Daniel Aksenov, ingénieur à la Ville de Montréal

Alan DeSousa dit comprendre l’« inquiétude » que peuvent ressentir des Montréalais quant à l’état de la croix et à son retrait temporaire. « C’est un repère. On voit la croix à une distance de 80 kilomètres. C’est ce que je vois en premier quand je sors de l’hôtel de ville du côté du Champ-de-Mars. »

Mais que les Montréalais soient rassurés. Pleinement exposée aux intempéries, dont le vent et le verglas, la croix a tout simplement besoin de soins pour veiller de nouveau longtemps sur la métropole. Et elle brillera encore plus fort.

La croix du mont Royal en chiffres

  • La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fait ériger la croix du mont Royal en 1924.
  • La croix culmine à 251 mètres d’altitude.
  • Elle atteint une hauteur de 30 mètres et ses bras s’étendent sur 10 mètres.
View the original on La Presse →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.