Royaume-Uni: ouverture du procès de 12 accusés dans une version britannique de l'affaire Pelicot

Au Royaume-Uni s’ouvre ce lundi le procès des coaccusés de l’affaire « Pelicot britannique ». Un homme d'une soixantaine d'années a plaidé coupable d’avoir drogué et violé son épouse pendant plus de vingt ans dans une affaire aux nombreuses similitudes avec celle des viols de Mazan.
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De notre correspondante à Londres,
Les similitudes avec l'affaire Pelicot résident déjà dans le mode opératoire. Des viols répétés au sein d'un couple, une soumission chimique et la complicité d'autres hommes et de longues années de sévices. Car, comme en France, les abus se sont là aussi étalés dans le temps. Pendant 10 ans pour l’affaire Pelicot, 20 ans d’agressions à Manchester avec des viols répétés de 2004 à 2025.
Une différence majeure entre les deux dossiers subsiste néanmoins. Contrairement au procès français des viols de Mazan qui s'est tenu de manière publique à la demande de Gisèle Pelicot, qui a souhaité renoncer au huis clos, au Royaume-Uni le nom du mari est passé sous silence, afin de ne pas risquer d'identifier la victime, en vertu de la loi britannique visant à protéger les victimes d'infractions sexuelles. La presse britannique a toutefois pu partager l'identité et les photos des 12 coaccusés.
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Douze « hommes ordinaires » comme coaccusés
Il ne s'agira pas du procès du mari, qui a finalement plaidé coupable et dont la sentence ne sera prononcée qu'à la toute fin de celui des coaccusés. Comme dans l'affaire des viols de Mazan, il s'agit de 12 hommes au profil plutôt banal. « Des hommes ordinaires », titre The Guardian ce lundi, issus de différents milieux socioprofessionnels sont représentés. Des hommes de 28 à 74 ans, parmi lesquels un ambulancier, un DJ, l’ancien gérant d’une compagnie de taxi ou encore un entraîneur de sport.
La majorité d’entre eux réside dans la banlieue de Manchester, particulièrement autour de la ville de Stockport, où le couple résidait et où les agressions ont été perpétrées. Contrairement au mari de la victime qui a fondu en larmes en plaidant coupable pour les 60 chefs d'accusation retenus contre lui, les douze coaccusés, eux, nient en bloc.
Les débats sont programmés pour durer douze semaines avec un verdict attendu d’ici la fin du mois de décembre ou le début du mois de janvier. Il s'agit d'un délai particulièrement long pour la justice britannique, qui s'explique évidemment par le nombre de coaccusés. S'ils sont reconnus coupables par un jury populaire, ils risquent des peines de prison allant de quatre ans à la perpétuité.
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