Le culte de l’homme fort face à la guerre : le virilisme de Poutine au service de la puissance russe

La culture viriliste est aussi instrumentalisée à des fins géopolitiques. L’invasion de l’Ukraine est vue comme une conquête du territoire par la Russie : "Vladimir Poutine avait prononcé un discours le 8 février 2022, quelques semaines avant l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Il avait dit, à propos de l’Ukraine justement, je cite, 'que ça te plaise ou non, ma jolie, faudra supporter'. Cette phrase, c’est l’expression finalement du masculinisme, de la rhétorique du viol appliquée à un État tiers", analyse l'expert.
L’éloge de la masculinité est aussi utilisé comme instrument dans les propagandes de recrutement russe. Dans de nombreuses vidéos, l’engagement au sein de l’armée est présenté comme une véritable étape pour devenir un vrai homme russe, soit un homme fort et capable de défendre son pays.
Pour le chercheur, ce virilisme se traduit aussi dans la façon dont l’armée russe fait la guerre. Les soldats auraient notamment pour consigne de violer, de manière quasi systématique, les civils. Le recours systémique au viol sur les femmes et les hommes ukrainiens est une façon de posséder les corps et les soumettre : "On est sur une logique, ici, qui est véritablement géopolitique, transnationale. On applique cette virilité hégémonique à l’internationale".
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de ce débat dans le podcast des Couleurs de l’Info.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.