«On manque de tout»: les pompiers en grève campent au pied de la tour Eiffel

Les sapeurs-pompiers en grève depuis le 8 septembre ont installé ce dimanche un campement au pied de la tour Eiffel. Objectif : une visibilité maximale pour alerter le gouvernement sur le manque de moyens après un été caniculaire qui a vu la multiplication des incendies. Venus de toutes les régions de France, ils se joindront à la grève dans le service public ce mardi. La profession ne cesse de le répéter : les pompiers sont à bout de souffle.
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Il porte un badge « En grève » à la place de son grade. L'adjudant Nicolas Lomet est pompier dans le Rhône et délégué du syndicat Sud. Il regrette l'inaction du gouvernement face au manque d'effectifs, un problème majeur depuis des années, « encore pire » en 2026. Une situation aggravée par le changement climatique avec à la clé un été sec et caniculaire. Les incendies se sont multipliés, pas les financements. Une situation devenue intenable.
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« Concrètement, on manque de tout. On manque de pompiers, on manque de camions. En plus, on a beaucoup de choses qui sont en train de se lancer, donc on nous demande de tout révolutionner au niveau pompier et c'est normal, c'est tellement vieux. Là, ils veulent nous rajouter des choses qui vont coûter une blinde au bout d'un moment. Non, le financement, il est plus bon », alerte Nicolas Lomet.
Une organisation à repenser
Au-delà des finances, c'est aussi le fonctionnement de la profession qui pose problème. Les sapeurs-pompiers volontaires dont ce n'est pas le métier principal composent 80 % des effectifs et ils sont sursollicités. « Ils sortent trois ou quatre fois dans la nuit, le lendemain, ils retournent au boulot. Ils se reposent quand ces gens ? [...] Il en faudrait peut-être plus et dans les endroits où il y a trop d'interventions, peut-être basculer sur des pompiers professionnels », propose l'adjudant.
Des pompiers professionnels qui pourraient provenir du vivier des volontaires, souligne Nicolas Lomet. Mais il faudra encore et toujours des financements et c'est bien ce que comptent demander les syndicats qui seront ce lundi au pied du ministère de l'Économie et des Finances.
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