Budget wallon : "Les efforts doivent aussi être faits sur les dépenses publiques", selon le ministre François Desquenes (Les Engagés)

Ce "job bonus" coûtera 205 millions d’euros par an au gouvernement wallon. Mais qui dit coût, dit besoin de recettes.
Dans le budget wallon, un chapitre est consacré à la vignette automobile qui sera mise en place dès le 1er mai 2027. En fonction des véhicules, elle coûtera entre 90 euros et 125 euros. Si l’opération était annoncée comme devant être neutre fiscalement pour les automobilistes, certains pointent du doigt le fait que ce ne sera pas le cas et évoquent une baisse de la taxe de circulation insuffisante pour compenser cette vignette.
Est-ce que, oui ou non, ça vaut la peine d’aller chercher des recettes des plaques étrangères qui roulent sur nos routes et qui ne payent rien ? C’est ça, la vraie question.
François Desquenes
Cette vignette est mise en place "parce qu’aujourd’hui, les plaques étrangères qui roulent sur les routes wallonnes, bruxelloises et flamandes ne payent rien", tient à rappeler François Desquenes, qui prend en exemple des pays comme la France ou la Suisse. "La vignette va permettre que 250 millions de recettes viennent dans les caisses des régions flamandes, wallonnes et bruxelloises pour améliorer l’entretien de nos routes. Elles en ont besoin", justifie-t-il encore.
Mais cette vignette automobile est-elle une taxe déguisée ?
A cette question, François Desquenes répond par une autre question : "Est-ce que, oui ou non, ça vaut la peine d’aller chercher des recettes des plaques étrangères qui roulent sur nos routes et qui ne payent rien ? C’est ça, la vraie question. Et donc nous réinjectons l’argent que les Wallons auront payé dans la vignette, aussi dans d’autres mécanismes, dont le job bonus."
Autre point dans l’accord budgétaire wallon concerne la neutralisation durant trois ans du financement public des maisons de repos.
Invité, lui aussi, dans Matin Première, le secrétaire général de Femarbel (Fédération des maisons de repos privées de Belgique), Thierry Gilson évoquait comme conséquence le risque d’une augmentation des tarifs en Wallonie ou des risques de fermeture de maisons de repos.
"Je comprends son inquiétude, mais peut-on vivre éternellement au-dessus de ses moyens ? La Wallonie dépense plus que ce qu’elle n’a comme recette", réagit François Desquenes.
La Wallonie dépense plus que ce qu’elle n’a comme recette
François Desquenes
Et le vice-président wallon de poursuivre : "Les efforts doivent aussi être faits sur les dépenses publiques. Et en l’occurrence, nous disons que sur les 10% d’efforts à réaliser en trois ans, il y en a six qui sont faits sur les dépenses indexées. C’est vrai, ce sont des choix politiques, mais les choix politiques s’accompagnent également, pour les plus fragiles, de secteurs qui sont protégés. Le secteur du handicap ne fera aucun effort. Tous les montants seront indexés […] Et d’autre part, les allocations familiales […] ne seront pas touchées".
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