Violences liées à la drogue : "La justice n’est pas assez crédible à l’égard du crime organisé", selon Julien Moinil

La justice doit pourtant faire face à un manque de moyens, déjà souvent dénoncé, mais aussi à certains problèmes législatifs, dus notamment au nouveau Code pénal.
Le procureur du Roi de Bruxelles a cité quelques points de l’accord de majorité Arizona, pas encore mis en œuvre comme le déploiement des chambres spécialisées dans la toxicomanie. "Il y a tout un pan de la consommation que nous n’arrivons pas à traiter, ce sont les personnes qui ne sont pas dans une situation sociale et médicale qui permettent qu’une amende soit effective car ce sont des personnes qui n’ont rien", tient à préciser Julien Moinil, qui insiste sur sa volonté de mettre en place la chambre de la toxicomanie.
La Justice ne doit pas être qu’un marteau qui réprime, mais doit être aussi un outil d’accompagnement de certaines personnes en déshérence pour les aider.
Et le procureur du Roi de Bruxelles de poursuivre : "La Justice ne doit pas être qu’un marteau qui réprime, mais doit être aussi un outil d’accompagnement de certaines personnes en déshérence pour les aider."
En ce qui concerne la procédure de comparution immédiate, Julien Moinil a déploré le délai important qui peut s’écouler entre une arrestation pour des faits de vente de stupéfiants et un passage devant un juge. "Un dealeur néerlandophone arrêté aujourd’hui sera jugé dans un an", donne-t-il en exemple. "Le dealer francophone le sera dans quatre mois", ajoute le procureur du Roi de Bruxelles. Durant ce laps de temps, ces dealeurs recommencent, constate Julien Moinil.
Il a également été question une nouvelle fois des brouilleurs téléphoniques dans les prisons. Douze sont activés, ce qui est positif, mais n’ont pas résolu tous les problèmes car les délinquants visés recourent à d’autres prisonniers pour donner leurs ordres.
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