PunchPolice arrest fake lawyer after 11 years of practice in EbonyiESPNBrunson draws from WS as Knicks beat Pistons for 1st win: 'Just continue to hit singles'CNN TürkFenerbahçe Tarfin, deplasmanda Valencia Basket’e mağlup olduESPN DeportesAsí vivimos remontada de Rays en J4 de Serie Mundial para seguir con vida한겨레이 대통령 “국가가 국민 생명·안전 지키는 일보다 우선할 가치 없어”InquirerPNP taps AMLC to probe finances tied to Laos drug shipmentInquirer EntertainmentNoah Wyle claims People’s Sexiest Man Alive 2026 titleZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioVanguardEbonyi Assembly unanimously backs state police billSözcüFelaket saatte 140 kilometre hızla geliyor: 400 bin kişi tahliye edilecekDaily MailA bin too far: The town where residents now have to sort recycling into 12 bins... and get called 'lazy' for complaining경향신문‘HIV 감염인’ 국내 첫 장애인 등록 소송서 져···법원 “입법 정책상 문제”
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, October 28, 2026

Envoyer les bons messages

Translate

Déjà une semaine que les nouveaux ministres sont en poste. Ce caucus sur le régime minceur permet de mieux comprendre comment le premier ministre compte concrétiser ses engagements électoraux. Car ces nominations ne sont pas qu’une formalité, elles envoient aussi un premier message sur les priorités gouvernementales.

J’avais hâte de voir quelles seraient les intentions de Paul St-Pierre Plamondon à l’égard du milieu municipal. Ma curiosité ne s’arrêtait pas uniquement à la personne choisie pour porter ce ministère, mais s’étendait aussi à la place que les enjeux municipaux vont occuper autour de la table de décision gouvernementale.

Des gestes ont été posés et des messages envoyés lors de l’assermentation.

Parlons tout d’abord de la personne retenue. Nicolas Girard a une longue feuille de route en gestion des transports collectifs. Il connaît bien les dossiers de mobilité durable et sa nomination n’est pas anodine. C’est pourquoi le maire de Québec s’est rapidement réjoui de celle-ci. Il connaît bien celui qui a été l’ancien président du Réseau de transport de la Capitale, et le premier ministre a été ferme quant à son intention de poursuivre la réalisation du tramway.

On se doute que, sur les ondes de certaines chaînes de radio de Québec, l’heure n’est toutefois pas à la célébration.

Au-delà du message que lance le choix de M. Girard, il y a aussi le choix de confier les affaires municipales et la responsabilité des transports et de la mobilité durable à la même personne. La dernière fois qu’un gouvernement a fait la même chose, c’était sous Pauline Marois. Ce n’est pas un hasard. Des personnes ont accompagné le premier ministre durant des semaines pour préparer la transition. Il est évident que sa décision a été réfléchie dans le cadre de cette préparation.

C’est un geste important qui permet de mieux comprendre comment le gouvernement péquiste envisage le dossier des transports et de la mobilité. Cette dernière doit être intégrée et pensée dans une perspective d’aménagement du territoire. Autrement dit, la mobilité ne saurait être développée sans tenir compte de la manière dont on planifie les territoires, et vice versa. C’est une logique que je partage avec lui.

Quand j’étais maire de Rosemont–La Petite-Patrie, nous avions pris la même décision. Comme Le Plateau-Mont-Royal de Luc Ferrandez l’avait fait avant nous, d’ailleurs. En 2013, nous avions jumelé les études techniques, responsables de la planification des travaux et de la réfection du réseau routier, avec la direction de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Nous poursuivions exactement le même but. L’idée était de rendre la planification de la mobilité cohérente avec les impératifs de l’aménagement du territoire. C’est logique, les deux sont interreliés.

C’est aussi pour ces raisons que la Ville de Montréal a adopté un Plan d’urbanisme et de mobilité. D’autres villes intègrent aussi, d’une manière ou d’une autre, ces deux fonctions. Des villes comme Londres, Barcelone et Portland s’assurent que cette coordination est intégrée dans la planification urbaine. Il existe aussi quelques exemples de gouvernements qui ont tenté l’expérience. Les deux plus importants sont le Japon et les Pays-Bas.

Nous sommes loin d’une tendance, évidemment, mais cela pourrait changer avec la hausse continue de l’urbanisation et les problèmes de mobilité qui se vivent partout. Inévitablement, on ne pourra plus planifier l’aménagement et l’urbanisation en faisant comme si cela n’avait pas d’incidence sur la mobilité. Si on densifie sans planifier ni coordonner nos futurs besoins en mobilité en même temps, on continuera à créer des bouchons partout.

Toutefois, il ne suffit pas de dire qu’on réunit les deux fonctions. Il faut aussi que les équipes de direction, les gestionnaires et les professionnels travaillent de concert et comprennent les objectifs communs. Car joindre seulement les titres ne donnera pas de résultats si on n’intègre pas aussi les services. Or, pour réussir cette tâche, il faut s’attaquer à une culture organisationnelle qui a l’habitude de travailler en vase clos.

Inévitablement, il y aura de la résistance au changement, des blocages et même des départs. C’est ce que nous avions vécu quand nous l’avions fait dans Rosemont–La Petite-Patrie. Nous avons connu deux années de bouleversements avant que les deux services apprennent enfin à travailler ensemble. En fait, il aura fallu des changements de direction et même d’employés pour que tous adhèrent à la même vision.

C’est là que se trouve le vrai défi. Il ne suffit pas de changer le nom de la direction ou de placer ces deux responsabilités sous l’autorité d’un même ministre. Certes, il s’agit d’un message fort qui transmet une vision sans équivoque. C’est aussi un premier geste positif et encourageant pour la suite.

Maintenant, le défi sera celui de la cohérence dans la réalisation des projets et dans l’adoption des orientations gouvernementales. Au-delà des mots, il faudra voir comment ces deux cultures organisationnelles, habituées à travailler en vase clos, sauront mieux se coordonner pour intégrer réellement la mobilité et l’aménagement du territoire dans toutes les conversations. Cela voudra aussi dire mieux travailler avec les municipalités, une chose qui a cruellement fait défaut au cours des deux mandats de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le nouveau gouvernement a envoyé les bons messages. Reste maintenant à voir s’il saura les traduire dans sa manière de gouverner.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.