Sécheresse : les chênes wallons présentent un état inquiétant.

À Rance, dans l’entité de Sivry-Rance, une jolie balade mène à l’arbre des 4 frères. Un chêne majestueux dont le tronc se divise en 4. Le territoire de Sivry-Rance est couvert sur un tiers de forêts. Les chênes, nombreux, y sont, comme partout en Wallonie, malmenés par la sécheresse de cet été. Alain Lalmant, échevin de l’environnement, est un ancien agent du DNF, le département de la nature et de la forêt de la région wallonne. Les chênes, il en suit l’état depuis des années. Son inquiétude est bien antérieure à la sécheresse de cet été. Mais celle-ci accentue le phénomène qu’il observe depuis longtemps : "les petits, les moyens, les plus vieux. Tous ont perdu leurs feuilles. On se croirait en automne. Ce n’est pas bon signe. Ça crève partout".
"L’écorce se détache"
À coté de Sivry-Rance, le territoire Chimay est lui aussi largement couvert de forêts. La commune en gère 4500 hectares. Thomas Puissant est agent de la DNF sur le territoire chimacien. Son observation sur les chênes est précise : "on observe un décollement de l’écorce. Et dessous, on voit que des insectes xylophages sont entrés. Et pas seulement dans les couches supérieures mais aussi au cœur de l’arbre. On voit aussi l’installation de champignons près des racines. Et ces champignons, ils vont empêcher l’arbre d’aller puiser l’eau en sous-sol". Cette attaque des insectes xylophages à une influence sur la valeur marchande du bois.
Une rentrée économique importante
Tant à Sivry-Rance qu’à Chimay, la vente de bois représente une rentrée financière importante dans le budget communal. Les chênes représentent une part non négligeable. La dégradation progressive de la chênaie y est prise au sérieux. Les chênes pédonculés et rouvres qui sont les espèces endogènes de nos régions semblent menacées. À Sivry-Rance, une expérience va être menée avec des variétés de chênes commandées dans des pépinières de Bourgogne et de Franche-Comté.
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