Bollywood HungamaSCOOP: Ramayana 2 delayed to 2028; Ranbir Kapoor & Yash starrer to release on Diwali 2028The Jerusalem PostLebanese people want Israel ties, stronger government to oust Hezbollah, AMCD head saysESPN Deportes¡En vivo! Primera práctica del Gran Premio de Estados UnidosRTP DesportoAlarme no Bayern de Munique. Vincent Kompany levado para o hospitalESPNDevils acquire 3-time Vezina winner Hellebuyck from JetsVarietyJoel McHale to Star in Short Film From ‘Open Door’ Director Kevin Cate (EXCLUSIVE)ZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFAnime News NetworkScriptwriter Toyoto Kogisu Dies at 69DeadlineLeslie Bibb Boards Amazon MGM Studios’ ‘Upgraded 2’ Opposite Camila MendesDaily NationHeroism in the flames: How Meru driver braved fire to save populous estateWirtualna PolskaAtak w kościele. MSZ: "Ucierpiała polsko-jordańska rodzina"Premium TimesEbola: Atiku demands details of FG’s N10bn emergency fund
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 23, 2026

Chantier de la ligne bleue | Une glissière de béton s’est effondrée sur la jambe d’un travailleur

Translate

Une glissière de béton s’est effondrée lundi sur la jambe d’un travailleur du chantier du prolongement de la ligne bleue, dans l’est de Montréal, le dernier d’une série d’accidents graves à survenir sur place.

Publié à

La victime a eu le tibia fracturé lorsque la lourde pièce a basculé sur lui, pendant une manœuvre de levage. Dans le dernier mois, des travailleurs ont aussi subi des fractures au pied, au nez et au fémur après avoir été heurtés par des équipements.

« Ce énième accident de travail en quelques semaines seulement démontre à quel point le maître d’œuvre ne prend pas ses responsabilités, à plusieurs niveaux », a dénoncé Dany Lacasse, coordonnateur et spécialiste de la santé et sécurité du travail à la FTQ-Construction. « C’est grave et inacceptable, encore plus provenant d’un consortium formé de joueurs qui ont l’habitude des chantiers et l’expertise qui devrait s’imposer. »

Le bureau de projet de la ligne bleue, pour sa part, assure faire de la sécurité sa « priorité absolue ».

« On ne prend aucun raccourci et aucun compromis n’est fait quant à la sécurité de nos travailleurs et de nos employés », a assuré Maha Clour, directrice du projet, en entrevue avec La Presse. Elle a indiqué que, depuis quelques semaines, les équipes responsables de la sécurité sur le chantier relevaient désormais directement d’elle afin de forcer une amélioration.

Une mort évitée

Lundi, c’est en tentant de positionner la glissière avec une plateforme élévatrice télescopique (Skyjack) que l’accident est survenu. La victime s’est approchée de la pièce de béton pour aider sa collègue qui conduisait la machine, lorsque la chute est survenue. « Cet accident aurait pu mener à d’autres blessures, voire la mort », indique un rapport de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) obtenu par La Presse.

Après l’accident, un travailleur à proximité « a essayé de soulever la glissière pour que le travailleur puisse sortir sa jambe », relate le document. « Étant incapable de la soulever, il a pris un morceau de 4x4 près de la guérite et l’a utilisé pour lever la glissière. » La victime est partie en ambulance. L’homme va bien, a indiqué Maha Clour.

En plus d’être le troisième accident de travail avec fracture à survenir en un mois, l’évènement de lundi s’inscrivait aussi dans une série d’accidents avec des appareils de levage. Une foreuse de 24 tonnes levée par une grue est tombée au sol en septembre 2025, un fendeur de roc (rocksplitter) levé par une pelle mécanique a chuté en mai 2026 et une pièce de benne a basculé sur un travailleur le mois dernier. Dans les mois précédents, des grues sont aussi entrées en collision entre elles, ont heurté un fil électrique et ont renversé un lampadaire sur un travailleur.

À la fin de la semaine dernière, la CNESST s’était justement rendue sur place pour étudier les problèmes de levage. À l’issue de sa visite, un inspecteur du travail avait interdit toute opération de ce type sur l’un des sites du chantier en raison de problèmes majeurs. « Nous observons un levage et constatons que la méthode de travail n’est pas appliquée sur le site », note le rapport.

Une situation à améliorer, reconnaît le maître d’œuvre

La directrice du projet, Maha Clour, a reconnu que la situation en matière de santé et de sécurité du travail sur le chantier du prolongement de la ligne bleue peut être améliorée. « Je suis en discussion directe avec la haute direction de Mobilité bleu horizon (MBH) », le consortium mené par Pomerleau qui a remporté la plupart des contrats de construction. « J’ai exigé des mesures correctives et un plan d’action de leur part immédiatement. »

Elle a souligné qu’il s’agissait d’un chantier de grande ampleur, avec 17 sites distincts et quelque 400 travailleurs mobilisés.

MBH n’avait pas réagi, jeudi midi.

Les syndicats présents sur le chantier continuent à dénoncer la situation sécuritaire qui y règne.

« Sur ce chantier où la santé et la sécurité peinent à être maîtrisées, la succession d’accidents majeurs met en lumière une fracture persistante : les stratégies pensées au sommet tardent à se concrétiser sur le terrain », a souligné Philippe-Michel Lang, responsable en prévention du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction–International (CPQMC–I). Le syndicat représente les deux travailleurs accidentés en septembre.

« Les ordonnances d’arrêt de travaux se multiplient, les accidents à haut potentiel de gravité continuent à survenir », a déploré Steve Prescott, coordonnateur, santé et sécurité, au Syndicat québécois de la construction (SQC). « Il y a de belles initiatives théoriques. Mais sur le terrain, en pratique, il n’y a pas de résultat concret pour nos travailleurs. »

View the original on La Presse →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.