"Il y a 2 semaines, je ne pensais pas venir" : Saliyya Guisse sur sa folle chevauchée vers l’argent à l’Euro d’athlétisme

"J’avais dit que j’étais une compétitrice et je crois que je l’ai montré, entame Saliyya Guisse au micro de David Bertrand. Je suis un peu hors du temps mais je suis hyper contente. Il y a deux semaines, je ne pensais pas venir. Je suis vice championne d’Europe, c’est un truc de dingue."
Pas reprise initialement, la Bruxelloise a profité de l’élargissement de la sélection. "Je ne fais que prouver qu’une compétition n’est pas l’autre, il faut laisser la chance aux athlètes. Ils s’entraînent toute l’année pour ça. Une fois que j’étais ici, ce n’était pas pour faire du tricot. Je sais être assez zen entre les sauts mais j’étais là pour performer."
Sa deuxième place est synonyme de meilleur résultat pour une triple sauteuse belge dans un grand championnat. Elle efface des tablettes une certaine Svetlana Bolshakova. "Svetlana m’a coaché pendant quelques années. Elle a cru en moi à un moment où ce n’était pas l’avis de tout le monde, sourit Guisse qui peut envisager un contrat d’athlète professionnel. Les contrats tant je ne les vois pas, je n’y crois pas. Je n’ai pas envie de lancer des débats compliqués. On verra ce que l’avenir nous réserve. Si je fais du triple, ce n’est pas pour les contrats mais parce que ça me fait vibrer."
Prochaines vibrations aux Mondiaux et aux Jeux Olympiques ? "C’est plus que dans un coin de ma tête. J’ai commencé l’athlétisme à 4 ans et je rêvais de faire les Jeux. Désormais, ça devient un peu plus un objectif qu’un rêve" conclut celle qui n’avait jamais sauté plus loin que 14 mètres avant cet Euro.
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