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Wednesday, September 16, 2026

Un rapport albertain estime le coût de la séparation jusqu’à 170 milliards sur 5 ans

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Un rapport commandé par le gouvernement de l’Alberta estime que si la province souhaite faire sécession du Canada, elle devra débourser jusqu’à 170 milliards de dollars et recruter 70 000 fonctionnaires pour y parvenir.

Ce rapport, rédigé par l’École de politique publique de l’Université de Calgary, indique que le coût minimum s’élèverait à 50 milliards de dollars, au cours des cinq premières années de transition, pour atteindre un maximum de 170 milliards de dollars.

Ces fonds serviraient à financer la construction de nouvelles infrastructures, à recruter du personnel chargé de gérer et de superviser la transition, ainsi qu’à couvrir la part de l’Alberta dans la dette fédérale.

La sécession, précise le rapport, « implique bien plus que le simple tracé de nouvelles frontières, la création d’un nouvel État, la désignation de nouveaux responsables politiques et l’adoption de nouvelles politiques. Elle modifie complètement le fonctionnement des services publics, du commerce, de la fiscalité et des lois ».

Le gouvernement de la première ministre Danielle Smith a commandé ce rapport en juin afin de permettre aux Albertains de mieux comprendre les coûts liés à la séparation.

Le ministre des Finances, Jason Nixon, a déclaré que les coûts prohibitifs et les enjeux logistiques exposés dans le rapport illustrent pourquoi la province exhorte ses habitants à voter pour rester au sein du Canada lors du prochain référendum du 19 octobre.

« Le gouvernement de l’Alberta a toujours été clair : nous soutenons une Alberta forte et souveraine au sein d’un Canada uni », a insisté M. Nixon dans une déclaration.

« C’est pour cela que nous continuerons à nous battre chaque jour. »

Le rapport indique que la sécession impliquerait de gérer de nombreux aspects complexes, de négocier avec les Premières Nations et d’autres pays. Le défi, précise-t-il, est aggravé par le fait que l’Alberta est un territoire enclavé dont l’économie repose sur les exportations.

« Même dans des conditions favorables, la mise en place d’un nouvel État pleinement opérationnel pourrait prendre plusieurs années et entraîner des coûts importants, prévient le rapport. Si l’une de ces relations ou négociations s’avérait difficile, la séparation pourrait prendre plus de temps et entraîner des coûts économiques plus élevés. »

Il ajoute que le choc pour l’économie albertaine sera profond, avec une baisse de la production et un déficit budgétaire annuel de plus de 30 milliards de dollars.

Les Albertains sont appelés aux urnes le mois prochain pour se prononcer sur leur souhait de rester au sein du Canada ou d’organiser un deuxième référendum contraignant sur la sortie du pays.

Ce référendum a été convoqué en début d’année par Danielle Smith.

La première ministre a affirmé que des années d’ingérence du gouvernement fédéral avaient paralysé l’économie de l’Alberta et exaspéré les habitants au point que certains considèrent la sécession comme une alternative crédible qui mérite d’être examinée dans le cadre d’un référendum.

Les sondages indiquent systématiquement qu’une large majorité d’Albertains souhaite rester au sein du Canada.

Les détracteurs de Mme Smith font valoir que cela confirme leur argument selon lequel elle joue à la fois le rôle de pyromane et de pompier en organisant un scrutin visant à diviser le Canada tout en défendant la cause de l’unité nationale.

Selon eux, elle aurait convoqué ce référendum non pas pour apaiser les ressentiments latents envers Ottawa, mais simplement pour satisfaire les séparatistes purs et durs de son Parti conservateur uni.

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