Rentrée dans l’enseignement supérieur : des étudiants préoccupés par les critères de réussite et la finançabilité des études

Note éditoriale — Publié pour la rentrée 2025-2026, cet article reste d’actualité : les règles de réussite et de finançabilité dans l’enseignement supérieur n’ont pas changé pour 2026-2027.
Quelques jours avant la rentrée 2025-2026, l’université de Mons (UMons) a organisé une séance d’informations sur les règles de finançabilité dans l’enseignement supérieur. Sur place, des étudiants pas encore confrontés à des problèmes, mais qui se posent déjà beaucoup de questions pour la suite de leur parcours académique.
Comme beaucoup, Élia est à cheval sur deux années d’étude. Étant donné qu’elle n’a pas réussi tous ses cours de bachelier, elle est toujours en bac 3 (3e année), en psychologie. "J’ai encore trois cours de bachelier que je n’ai pas acquis lors de mon cursus. Cependant, j’ai pu avoir accès au master, mais je n’ai pas accès à tout mon master. Je n’ai droit qu’à 48 crédits."
C’est une certaine inquiétude
Élia est ce qu’on appelle dans le jargon, une BAMA. Autrement dit, elle est entre le bachelier et le master. Aujourd’hui, elle s’interroge pour la suite. "C’est une certaine inquiétude, parce qu’on se dit : comment va-t-on combiner le reste ? Si je vais réussir mes cours de bachelier ? Du coup, est-ce qu’au lieu de le faire en deux ans, je vais devoir le faire en deux ans et demi, voire en trois ans ? Quand vais-je être diplômée ? Et bien sûr, il y a la question de la finançabilité."
Autre témoignage, celui de Théo en 1re année de gestion. L’an dernier, il n’a validé qu’un seul cours. Dès lors, il se dit que pour pouvoir poursuivre son parcours, il va devoir réussir cette année tous ses cours du bloc 1. Une autre option est également possible : la réorientation.
"La réorientation j’y ai vraiment pensé, mais science économie gestion c’est vraiment ce que je veux faire. Les difficultés que j’ai rencontrées l’année dernière ne sont pas vraiment liées à la difficulté des études ou à mon envie de les poursuivre, c’est vraiment des soucis qui sont arrivés dans ma vie personnelle. À cause de ces soucis-là qui n’ont rien à voir avec les études, j’ai peur d’être bloqué. D’arriver à la fin de cette année, avec tous mes crédits acquis et de ne pas avoir l’opportunité de continuer mon bachelier."
Afin de mieux saisir les possibilités offertes aux étudiants et des règles actuellement en vigueur, prenons l’exemple d’un parcours, celui d’Alice.
Cette étudiante démarre son parcours dans l’enseignement supérieur. Elle est en bloc 1 (1re année). Pour réussir et passer en bloc 2, elle doit réussir tous ses cours, soit obtenir ses 60 crédits (les cours sont répartis en crédits). Elle a deux ans pour y parvenir.
Pour passer en bloc 3, Alice doit à nouveau réussir tous ses cours. Elle a deux ans pour y parvenir. En tout, l’étudiante doit réussir ses trois années de bachelier en cinq ans.
Alice peut aussi bénéficier d’une année supplémentaire en cas de réorientation rapide, si elle estime, par exemple, que son premier choix, n’est pas le bon. Si elle est en échec, mais qu’elle a obtenu au moins 30 crédits sur les 60 nécessaires, l’étudiante a encore la possibilité de suivre les cours qui se donnent dans l’année supérieure.
Enfin, si Alice souhaite suivre un master, elle devra réussir les deux années en quatre années maximum.
Précisons encore, qu’Alice devra au moins obtenir 10/20 pour qu’un cours soit considéré comme acquis et réussi.
Ci-dessous, l'illustration sous forme graphique du parcours d'Alice. Sur la première page, son bachelier. Sur la deuxième, son master.
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