Bas-Saint-Laurent | Le CHSLD de Matane en terrain instable

L’accès à une grande partie du terrain du Centre d’hébergement de Matane a été condamné jeudi, en raison de son sol instable. La structure du bâtiment, où logent une centaine de résidents, n’est pas menacée, mais des firmes d’ingénieurs poursuivent leurs investigations, a fait savoir Santé Québec.
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Tu regardes la lisière entre le bâtiment et les fondations et tu vois la styromousse qui est sortie parce que le terrain s’est affaissé.
« C’est une situation qu’on suivait depuis quelques années, parce qu’on voyait bien que notre terrain bougeait un peu […] Mais dans les derniers mois, on s’est rendu compte que la situation avait évolué et que le terrain bougeait plus. »
Le site était autrefois occupé par une scierie, de sorte que le terrain « est constitué en grande partie de résidus forestiers ».
Une firme de géotechnique ayant recommandé « de condamner une grande partie du terrain », Santé Québec a fait installer près de 300 mètres de clôture jeudi. Environ les trois quarts du terrain situé à l’arrière du bâtiment, qui a vue sur la rivière Matane, sont désormais inaccessibles. Le côté sud et une portion proche du stationnement aussi.
PHOTO FOURNIE PAR SANTÉ QUÉBEC BAS-SAINT-LAURENT
Santé Québec a condamné une grande partie du terrain du CHSLD de Matane avec près de 300 mètres de clôtures.
La structure du centre d’hébergement, qui repose sur des pieux, n’est pas menacée, assure Santé Québec, en citant l’expertise d’une deuxième firme de génie.
« On n’a aucune crainte pour la sécurité de nos usagers », a indiqué M. Turmel, en précisant que les familles, les proches et les travailleurs ont été prévenus la veille.
Santé Québec dit attendre d’autres résultats des deux firmes de génie, et n’avoir aucune idée de l’ampleur des travaux qui seront requis.
L’élément déclencheur du mouvement de terrain n’a pas non plus été identifié jeudi.
Ce que [les ingénieurs] nous disent de façon préliminaire, c’est que comme on est sur des résidus forestiers, peut-être qu’à un moment donné, ça s’est mis juste à composter plus, et la décomposition s’est accélérée. La proximité de la rivière Matane pourrait aussi être en cause.
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