Violence à l’école | Un syndicat réclame une aide d’urgence au gouvernement

(Québec) Le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon, qui a débloqué 28 millions pour l’itinérance, doit « en mettre tout autant » pour lutter contre la violence à l’école, estime un syndicat.
Publié à
Caroline Plante La Presse Canadienne
« C’est urgent au Québec », a fait valoir le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Éric Pronovost, en point de presse à Québec, lundi.
Car ce sont près de 30 000 gestes de violence qui ont été recensés en 2025-2026, selon une compilation effectuée par la FPSS-CSQ.
Ce chiffre serait en constante augmentation depuis plusieurs années.
Coups, morsures, projectiles, au primaire, on encourage maintenant le personnel à se procurer du matériel de protection, comme des manchons et des jambières, a relaté M. Pronovost.
« Ce n’est pas des gardiens de but qu’on a besoin au Québec ! », déplore le chef syndical.
Au secondaire, la violence serait plus « sournoise » ; on n’a qu’à penser aux violences à caractère sexuel et aux menaces proférées à l’endroit du personnel et de leurs familles, a-t-il dit.
M. Pronovost exhorte le gouvernement péquiste à s’attaquer au problème en injectant dès cet automne 28 millions additionnels dans les écoles.
« Moi, je pense qu’il y a de l’argent neuf à mettre dans le réseau », a-t-il déclaré. La FPSS-CSQ réclame notamment l’embauche de plus de personnel.
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