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Thursday, September 17, 2026

Rapprochement avec l’UE: les Canadiens partagés entre enthousiasme et beaucoup de scepticisme

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Ottawa veut resserrer ses liens avec l’Europe, mais jusqu’où ? La proposition d'Ursula von der Leyen de faire du pays le premier « membre associé » de l’Union européenne est accueillie favorablement au Canada, tout en suscitant déjà des réserves sur ce qu’elle pourrait impliquer concrètement.

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Avec notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert

À Strasbourg, l’annonce a déclenché un tonnerre d'applaudissements. De l'autre côté de l'Atlantique, elle soulève déjà quelques questions, car personne ne sait exactement ce que voudrait dire un Canada « membre associé » de l’Union européenne.

Première inquiétude : la souveraineté. L’opposition conservatrice en fait déjà sa ligne rouge. Pas question donc de laisser Bruxelles imposer ses règles au Canada, prévient le chef conservateur Pierre Poilievre. Une méfiance qu’il exprimait déjà la veille, en français cette fois, sans remettre en cause le rapprochement avec l’Europe. 

« Malgré le fait qu'on soutienne le libre-échange et la coopération en défense avec l'Europe, nous ne soutenons pas l'idée de forcer les Canadiens à payer les taxes et les impôts au gouvernement en Europe, de suivre les droits européens ou de permettre les politiques en matière de la frontière », a-t-il déclaré.

À ce stade pourtant, ces scénarios ne figurent dans aucun dispositif présenté. Ottawa le répète : cette nouvelle relation reste à définir. Si le gouvernement salue une future alliance « beaucoup plus solide et ambitieuse avec l’Europe », il évite soigneusement de reprendre l’expression de « membre associé » dans ses communications.

Une prudence qui colle assez bien à l’opinion : huit Canadiens sur dix veulent aller plus loin avec l’Europe, mais en restant hors de l’Union

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